Assemblée de Corse : création d’un groupe PNC de 10 élus

Jeudi 29 novembre 2018, un nouveau groupe PNC de 10 élus a été créé à l'Assemblée de Corse. / © Lionel Luciani / FTVIASTELLA
Jeudi 29 novembre 2018, un nouveau groupe PNC de 10 élus a été créé à l'Assemblée de Corse. / © Lionel Luciani / FTVIASTELLA

Première conséquence visible de la division de la majorité nationaliste au sujet de la création du parti de rassemblement Femu a Corsica : le PNC a créé un nouveau groupe ce jeudi à l’Assemblée de Corse. Il est composé de 10 élus.

Par France 3 Corse ViaStella


À l’Assemblée de Corse, ce jeudi, un nouveau groupe s’est créé. Celui du PNC (Partitu di a Nazione Corsa) qui compte 10 élus

Malgré les sourires de sourire de façade, la division au sein de Femu a Corsica est bel et bien actée. Son groupe ne compte plus que 18 membres, mais pas de quoi inquiéter son président. « Ce n’est pas un coup dur. D’après ce que j’ai entendu, ils restent en soutien de la majorité territoriale et du président du conseil exécutif. C’est au PNC de se déterminer et je n’ai pas à commenter ses décisions », explique Hyacinthe Vanni. 

Derrière cette création de groupe, se trouve Jean-Christophe Angelini. Le chef de file du PNC ne s’en est pas caché et a organisé lui-même la première prise de parole du groupe. 
 
Assemblée de Corse : création d’un groupe PNC de 10 élus
Intervenants - Pierre Poli, Président du groupe "P.N.C-Partitu di a Nazione Corsa" ; Hyacinthe Vanni, Président du groupe "Femu a Corsica" ; Jean Christophe Angelini, Conseiller Exécutif (P.N.C) ; Gilles Simeoni, Président du Conseil Exécutif de Corse. Equipe - Pierre Simonpoli ; Lionel Luciani ; Jean-Jérôme Delsol.
 

Déception 


La création de ce groupe fait suite à sa décision de ne pas participer à la création du parti Femu a Corsica dimanche 2 décembre à Corte. « Femu a Corsica n’était pas une priorité. Je n’ai pas compris cet empressement alors même qu’elle existe depuis 10 ans, et que nous avions acté son principe il y a un an à peine. […] Je crois que dans le contexte dans lequel nous vivons depuis 6 à 8 mois, il était plus urgent de recentrer notre combat sur les vraies priorités et les vraies attentes des Corses que sur la construction d’un appareil partisan », explique Jean-Christophe Angelini. 

 


Gilles Simeoni, lui, avoue timidement sa déception. « Je ne pense pas que ce soit le bon choix. Nous avons besoin tous et toutes, non seulement les militants, mais tous les Corses, de Femu a Corsica qui joue pleinement son rôle. Je prends acte de cette décision, je la regrette. Je pense qu’il faut continuer à travailler toujours dans le même sens », soutient-il. 

En toile de fond des divisions entre le PNC et Inseme, mais surtout celles de leur leader qui perdurent depuis des années et qui reviennent à chaque élection et à chaque événement politique. 



 

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