Core in Fronte propose la rédaction d'un titre constitutionnel pour la Corse

Ce mercredi 12 août, les représentants du mouvement Core in Fronte ont annoncé leur intention de proposer la rédaction d'un titre constitutionnel pour la Corse, similaire à celui de la Nouvelle-Calédonie et ouvrant, à terme, un processus d'autodétermination sur l'indépendance.

Illustration - Core in Fronte
Illustration - Core in Fronte © viastella
Lors d'une conférence de presse organisée ce mercredi matin, le mouvement nationaliste Core in Fronte a annoncé vouloir proposer la rédaction d'un titre constitutionnel pour la Corse, similaire à celui de la Nouvelle-Calédonie et ouvrant la voie à un processus d'autodétermination sur l'indépendance

Pour le mouvement, plusieurs possibilités peuvent déterminer l'avenir institutionnel de l'île : celle préférée par le gouvernement est l'adoption de l'article 72-5, inscrivant dans la Constitution le statut particulier de la collectivité de Corse. Sans toutefois mentionner une quelconque autonomie.

Validé en 2018 par la Collectivité territoriale, ce projet n'est, pour Core in Fronte, "pas à la hauteur des enjeux".

Les représentants du mouvement souhaitent, eux, la rédaction d'un titre constitutionnel, similaire au titre XXIII de la Constitution, qui spécifie le statut de la Nouvelle-Calédonie et mentionne explicitement "les conditions et les délais dans lesquels les populations intéressées de la Nouvelle-Calédonie seront amenées à se prononcer sur l'accession à la pleine souveraineté."
 

"La logique des évolutions institutionnelles place le processus d'autonomie avant un processus d'autodétermination et d'indépendance, peut-on lire dans le communiqué. Mais pour nous, l'autonomie n'est pas un horizon infranchissable, et nous militons pour une option haute, analogue à celle de la Kanaky [nom donné à la Nouvelle-Calédonie par les indépendantistes]".

Core in Fronte entend présenter cette proposition le 18 septembre à Bastia au cours d'une conférence sur l'avenir institutionnel de la Corse. Wanda Mastor, professeur agrégée de droit public à l'université de Toulouse et spécialiste de droit constitutionnel assistera à l'événement.
 
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