Coronavirus et tourisme : nouvelles offres, nouvelles conditions, il faut sauver une saison mal embarquée !

Hôtels, restaurants de plage, tour-opérateur, les professionnels du tourisme souffrent de la pandémie du Coronavirus. Si l’avant-saison est d’ores et déjà manquée, ils se préparent à un été chaud et tendu.
Tour d’horizon de la situation en Corse.
La plage, la montagne, les rivières, le tourisme culturel... Tous les secteurs sont durement touchés.
La plage, la montagne, les rivières, le tourisme culturel... Tous les secteurs sont durement touchés. © PN
A Bastia comme à Ajaccio, les rues sont désormais désertes. Et le contagieux Coronavirus se propage à tous les pans de l’économie insulaire.

En premier lieu, le tourisme, poumon d’une île où il représente 24% du Produit Intérieur Brut (PIB).
 

Une avant-saison cauchemardesque


Habituellement, en ce mois de mars, le secteur touristique s’affaire aux derniers préparatifs, notamment les ultimes recrutements. Il est même prêt à frémir…

Mais aujourd’hui rien de tout cela. L’encéphalogramme est plat.

Parmi les victimes de cette situation inédite, les établissements hôteliers.
Bastia en compte 18, ce qui représente 1150 lits, mais la quasi-totalité est vide.

Certains hôtels ont même dû baisser leur rideau au vu de l’ampleur de la crise…
A Bastia, certains hôtels ont tout simplement fermé leurs portes
A Bastia, certains hôtels ont tout simplement fermé leurs portes © France 3 Corse Via Stella

Pire, les lendemains ne s'annoncent guère plus heureux.

« Tous les jours, le téléphone sonne. Et c’est toujours le même motif : annuler sa réservation. Rendez-vous compte, certains ont annulé jusqu’au mois de juin… » souffle, dépitée, cette propriétaire d’un hôtel du centre-ville bastiais.

Le constat est le même, pour Jean-Marc Ollandini, à la tête du groupe éponyme de voyages.

« L’avant-saison est dévastée, il n’y a pas d’autres mots. Nous avons reporté les voyages jusqu’au 30 avril inclus… » se désole t’il.

Jean-Marc Ollandini, PDG du groupe Ollandini Voyages
Jean-Marc Ollandini, PDG du groupe Ollandini Voyages

La saison estivale en suspens…


Pour autant, ce spécialiste du voyage en Méditerranée, tente de voir plus loin et d’anticiper.

« Nous proposons un report sans frais de nos voyages jusqu’au 31 décembre 2020. Le client choisit sa date. C’est une mesure dérogatoire qui a été acceptée par le gouvernement. Celui qui ne trouve pas de date à sa convenance peut bien évidemment se faire rembourser. » affirme Jean-Marc Ollandini.

Dans ce flou, difficile de se projeter. Il ne cache pas son inquiétude.
Juillet et août, habituels temps-forts de la saison estivale, paraissent bien loin.
Pour le moment, on compte plutôt les pertes.

« A titre d’exemple, à cette période l’année dernière, nous effectuions 60 dossiers par jour. Aujourd’hui, on reçoit plus de coups de fil d’annulation, que de réservation… Le solde est négatif. », confie celui qui officie comme PDG d’Ollandini Voyages.

Mais il veut croire à une reprise du tourisme pendant la saison estivale.

« On espère un rebond, déclare-t’il. Quand cela va reprendre, on va tout miser sur le marketing. Mais ce qui est perdu, est perdu et ce sera une année très difficile. »

Annulation signifie-t’il remboursement ?


En cette période de Coronavirus, c’est le tourisme mondial qui est en panne.

Vous aviez réservé un vol ou un séjour vers une destination et il a été annulé ? Vous ne comptez plus vous y rendre ? Serez-vous remboursé ?

Toutes les réponses sont à cette adresse : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13868

Même si la période est au confinement, c’est peut-être le moment idéal pour penser à sa prochaine destination de vacances.

Du côté des agences de voyage, l’urgence est au rapatriement de leurs derniers clients.
Mais certaines travaillent déjà - souvent à distance - à vous dégoter la bonne formule, une fois la crise passée.
 Cela pourrait bien passer par la réservation de dernière minute.

Enfin, il est un point qui recueille l’unanimité des professionnels du voyage, l’arrière-saison. Elle pourrait être de meilleure facture qu’à l’accoutumée.

Même si chacun s’accorde à dire que les pertes actuelles seront lourdes de conséquences.
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