Corse : attirer les touristes dans le rural grâce à la mise en valeur de l’artisanat et du patrimoine 


Vendredi, l'Agence de tourisme de la Corse a ouvert le débat sur les perspectives de développement du tourisme rural dans le cadre de la foire de Filitosa. Un axe prioritaire : la mise en valeur des productions traditionnelles et du patrimoine.
© Joséphine Kloeckner/FTVIASTELLA
Au cœur du débat : des sentiers touristiques, pensés il y a un an à l'occasion de la foire de Filitosa. Pour les concevoir, il a fallu croiser des cartographies de randonnées avec les producteurs de la route des sens. 

Le mot d'ordre : préserver l'authenticité des sites, à travers une commercialisation structurée. « On se rend compte que les gens aiment arriver sur un territoire avec une offre complète. Mais en même temps avec un avis éclairé. On va avoir un producteur, un hébergement de qualité, un sentier de randonnée, un élément de patrimoine. On combine tous les aspects de l’identité de la Corse : l’artisanat, la culture, le patrimoine et les sports de pleine nature », indique Caroline Tarsitano, gérante du cabinet d'études Méliadis.

 
Attirer les touristes dans le rural grâce à l’artisanat et au patrimoine 
 

 Zone Natura 2000 


Sur les 200 kilomètres de sentiers que compte le bassin versant, six itinéraires ont été élaborés au total. Parmi eux, le parcours au départ de l'étang de Tanchiccia, reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle, et classé en zone Natura 2000. « Il nous semblait que c’était un point de départ évident, puis le sentier remonte dans les terres parcourant les anciens sentiers de transhumance. Et il met en avant des producteurs identifiés dans le cadre du label de la route des sens », précise Yannick Léger, directeur du pôle d'équilibre territorial et rural. 

Parmi les artisans labellisés présents sur le circuit, Jean-Claude Mondoloni, un des plus anciens potiers de Filitosa. Pour lui, ces sentiers sont un véritable gage d'authenticité et de visibilité. « Au-delà du monde que ça va apporter, c’est que les gens ne viendront plus avec des a priori, en disant : ‘Est-ce que c’est fabriqué ici ou est-ce que c’est fabriqué ailleurs ?’ Pour moi, c’est comme une carte d’identité et le produit sera identifié par le biais de cette information avec une signalétique qui est dans toute la vallée », estime-t-il. 
  
Une manière de promouvoir des savoir-faire ancestraux. Objectif final : intégrer tous les professionnels de la vallée dans ces offres de séjours, qui seront en vente dès cet automne.


 
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