À Ajaccio, un policier municipal accusé de viol écope de huit ans de prison

L'homme a été reconnu coupable de faits qui se sont produits en 2002. À la barre, plusieurs femmes sont également venues témoigner d'agressions sexuelles et de harcèlement dont elles ont été victimes.

Au moment des faits, le prévenu officiait encore sur le continent.
Au moment des faits, le prévenu officiait encore sur le continent. © Mourad ALLILI/MAXPPP - Photo illustration police municipale

Ce mardi 25 mai, les Assises de Corse-du-Sud ont condamné à huit ans d'emprisonnement, un policier municipal ajaccien. Ce dernier est accusé d'un viol, commis en 2002,sur sa belle-fille, alors âgée de 17 ans, apprend l'AFP auprès du parquet et des avocats. L'accusé vivait alors à Fouras (Charente-Maritime) où il officiait déjà en temps que policier municipal.

Bien qu'il continue de nier les faits, celui qui est policier municipal à Ajaccio depuis 2016, a été reconnu coupable de viol par personne ayant autorité sur la victime.

D'autres témoignages accablent l'accusé

Agressée alors qu'elle était mineure, la victime a finalement porté plainte en 2008, pour plusieurs agressions sexuelles et viols. À la barre, d'autres femmes sont venues témoigner d'agressions sexuelles ou de harcèlement dont elles disent avoir été victimes. Des faits aujourd'hui prescrits ou n'ayant pas fait l'objet de dépôt de plainte. 

 "Il y a eu devant la cour le témoignage de la cousine de ma cliente qui avait déposé plainte avant ma cliente pour des faits de viols -une plainte prescrite-, ensuite une autre cousine est venue pour des faits d'agressions sexuelles, détaille Me Johanna Giovanni, l'avocate de la victime auprès de l'AFP. Une cousine de l'accusé, qui n'a aucun lien avec ma cliente, est également venue parler d'agression sexuelle et enfin une ex compagne de l'accusé qui a dénoncé des faits de harcèlement et le calvaire qu'elle a vécu pendant des semaines auprès de lui".

L'accusé, en arrêt maladie au moment du procès, ainsi que son avocat Me Jean-François Vesperini n'ont pas encore signifié leur intention de faire appel ou non. À la sortie de l'audience, ce dernier confiait à l'AFP avoir "le sentiment que c'est un verdict qui est plus dicté par l'émotion que par la raison".

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