Ajaccio : des militants de Corsica Libera occupent les locaux du bailleur social Erilia

En réponse à la procédure d’expulsion engagée contre l’un de ses militants, le mouvement nationaliste Corsica Libera a occupé les locaux du bailleur social Erilia, jeudi 16 juillet, à Ajaccio. Le directeur d’Erilia à Bastia a annoncé qu’il allait interrompre la procédure.
Des militants ont occupé les locaux d'Erilia, à Ajaccio.
Des militants ont occupé les locaux d'Erilia, à Ajaccio. © Capture d'écran
Victoire pour Corsica Libera. La cinquantaine de militants et d’élus du mouvement nationaliste, qui a occupé les locaux du bailleur social Erilia, ce jeudi matin à Ajaccio, a obtenu l’interruption de la procédure d’expulsion engagée contre l’un de ses militants. Il était reproché à Jean-Paul Micheli, habitant d’un immeuble du quartier des Salines depuis 35 ans, d’entreposer dans les parties communes son fauteuil roulant électrique qu’il possède depuis deux ans, et qui ne peut pas entrer dans son appartement.
 

L’action de Corsica Libera était une réponse à la procédure d’expulsion pour "non-respect du règlement intérieur" engagée contre Jean-Paul Micheli. "Un Ajaccien qui paie régulièrement son loyer", a précisé dans un communiqué le mouvement. Qui a obtenu, en plus de l’interruption de la procédure d’expulsion engagée par Erilia, un rendez-vous avec Jean-Louis Matheron, directeur d'Erilia pour la Haute-Corse qui assure également l'intérim en Corse-du-Sud. Ce dernier s’est engagé, à la suite d’un entretien téléphonique avec les militants, à rencontrer les représentants du mouvement pour "solutionner le problème de M.Micheli", explique le directeur du bailleur social dans un courriel que nous avons pu consulter.

Joint au téléphone, Jean-Paul Micheli se dit soulagé. Il parle de ce fauteuil électrique comme sa "raison de vivre" et regrette le manque de dialogue avec Erilia. Après un premier avertissement il y a un mois, et aucune tentative de résolution à l'amiable, M.Micheli avait reçu une procédure d'expulsion par voie d'huissier "il y a quelques jours".

La démarche du mouvement s’inscrit également dans un contexte plus large. "Corsica Libera engage vivement la direction d’Erilia à ne pas pratiquer une double politique de tolérance pour les uns et d’une sévérité injustifiée pour les locataires corses", explique le communiqué du mouvement, qui "n’acceptera jamais que des Corses soient menacés, harcelés ou poursuivis de manière totalement injuste par des organes institutionnels quels qu’ils soient".
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