Électricité, Livret A, assurance chômage… ce qui va changer au 1er février 2023

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À partir du mercredi 1er février, certains secteurs comme l'énergie et la banque vont connaître des revalorisations tarifaires. Des modifications sont également prévues concernant la durée de l'assurance chômage.

Voici les changements qui vont intervenir dans différents secteurs à partir du 1er février prochain : 

Électricité 

Après ceux du gaz en janvier, c'est au tour des prix réglementés de l'électricité d'être revus à la hausse. À compter du 1er février, les tarifs de l'énergie vont augmenter mais ne pourront pas dépasser 15%. Fixée à la suite de la prolongation du bouclier tarifaire, cette limitation "concerne tous les ménages, les copropriétés, les logements sociaux, les petites entreprises et les plus petites communes", précise Service public.fr. Pour les foyers qui se chauffent à l'électricité, cette mesure implique une augmentation moyenne de 20 € par mois. Sans le bouclier tarifaire, "elle aurait été de 180 €", indique le site officiel de l'administration française.

Livrets d’épargne

Ce n’était plus arrivé depuis 2009. Le taux du Livret A va augmenter : il passera de 2% à 3%. Une réévaluation identique concerne également le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et le Livret jeune. Le Livret d’épargne populaire (LEP) voit quant à lui son taux grimper à 6,1% (contre 4,6% auparavant). Cette revalorisation bancaire est la conséquence de la forte hausse des prix, les taux de ces différents livrets étant calculés en fonction de l'inflation.

Taux d'usure

La nouvelle avait été annoncée le 20 janvier dernier par le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire. À partir du 1er février et jusqu'au 1er juillet, le taux d'usure maximum auquel une banque peut prêter à ses clients sera désormais révisé chaque mois. Jusqu'à présent, la fréquence était trimestrielle. Cette révision "concernera l’ensemble des catégories de taux d’usure, notamment les crédits immobiliers, les crédits à la consommation et les crédits aux collectivités territoriales et aux associations", avait précisé le ministre de l'Économie dans un communiqué.

Assurance chômage

Dans le cadre de la réforme de l'assurance chômage, un décret prévoit de diminuer la durée d'indemnisation de 25%. Cette mesure s'applique uniquement aux nouveaux allocataires à Pôle emploi dont le contrat de travail prend fin le 1er février. Ceux dont la procédure de licenciement aurait été engagée avant cette date ne sont pas concernés. “La date d'engagement de la procédure de licenciement correspond, selon le cas, à la date de l'entretien préalable ou à la date de présentation de la lettre de convocation à la première réunion du comité social et économique”, précise le décret publié au Journal officiel le 27 janvier.

Mon Master

Dans les Universités, l'entrée en première année de Master s'effectuera en ligne via Mon Master. Dès le 1er février, le site monmaster.gouv.fr remplacera trouvermonmaster.gouv.fr. Lancée par le ministère de l'Enseignement supérieur, cette nouvelle plateforme permettra aux étudiants d'avoir accès à tous les Masters proposés en France (à l'exception de quelques rares formations). Ce nouveau site leur offrira surtout la possibilité de centraliser toutes leurs candidatures dans un dossier unique. Si le site entrera en fonction le 1er février, les étudiants pourront commencer à candidater dès le 22 mars prochain. 

MaPrimeRenov' 

Deux plafonds du dispositif d'aide publique MaPrimeRenov' vont être augmentés : "MaPrimRenov' copropriétés" passe de 15.000 à 25.000 euros et "MaPrimRenov' sérénité" de 30.000 à 35.000 €. Cette revalorisation des primes a été actée "afin de prendre en compte l’inflation et de favoriser les rénovations globales", avait indiqué fin décembre Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, dans un communiqué.

Créé en 2020, MaPrimeRenov' permet de financer les travaux d’isolation, de chauffage, de ventilation ou d’audit énergétique d’une maison individuelle ou d’un appartement en habitat collectif. Cette prime est accessible à tous les propriétaires et à toutes les copropriétés de logement construit depuis au moins 15 ans.

Taxis

Les tarifs des courses de taxis sont légèrement revus à la hausse. Le prix maximum du kilomètre parcouru est porté à 1,21 €, contre 1,12 € jusqu’à présent. Le plafond du prix horaire - qui comprend les marches lentes et les périodes d'attente - sera fixé à 38,96 €. Il était de 37,46 € l’an passé. En revanche, le tarif minimum d’une course ne change pas et reste à 7,30 €. Idem pour le prix affiché sur le compteur au moment de la prise en charge du client, toujours fixé à 4,18 € maximum.

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