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Justice : ouverture du procès de Jean-François Gallecani, accusé d’avoir tué son ex-gendre

 Le procès de Jean François Gallecani s'est ouvert ce lundi matin devant les assises de la Corse-du-Sud. Il est accusé d'avoir tué son ex-gendre François Zicca, un dimanche de février 2017 lors d'une rixe devant un stand de vente d'oursins.
© Lionel Luciani/FTVIASTELLA
Déterminé à s'expliquer. Ce mardi, à la cour d’Assises d’Ajaccio, un ex gérant d'une piste de karting, a reconnu avoir tué son ex-gendre, mais sur le coup de la peur. « Si ce n’est pas la peur qui nous fait agir, je ne vois pas ce que ça pourrait être. Mais nous vivons quand même un drame familiale, de notre côté comme de leur côté. […] Il faut que ça se passe du mieux possible, que la vérité sorte. Il y a un débat et il y a une cour d’assises qui jugera », livre Jean-François Gallecani.

Le 16 février 2014, Jean-François Gallecani achète des oursins à l'entrée d’Ajaccio. Il croise son ex gendre. Une dispute éclate à propos d'un contentieux financier. « Il y a une discussion qui est entamée qui va s’achever très rapidement. Il y a une altercation et puis ensuite François Zicca quitte les lieux. Et c’est Monsieur Gallecani qui va se retrouver de nouveau face à François Zicca et qui va tirer en sa direction », indique Me Alja Fazaï, avocate de la partie civile.


Justice : ouverture du procès de Jean-François Gallecani, accusé d’avoir tué son ex-gendre

« Il fait feu »


Maître Antoine Vinier-Orsetti, avocat de la partie civile poursuit : « Monsieur Gallecani a sorti une arme de poing, létale. Il a armé cette arme, le balisticien est clair six coups ont été tirés, pour tirer six coups, il faut six action sur la queue de détente. Sur ces six coups tirés, malheureusement pour la victime, deux l’ont atteint en pleine tête et un troisième l’a atteint en plein poumon. »

La version de l'accusé est différente. Il dit avoir vu, dans le rétroviseur de sa voiture son ex gendre venir vers lui. Après plusieurs coups-de-poing, il a saisi son arme. « S’il reçoit une nouvelle correction, elle peut lui être fatale. Il se précipite sur cette arme de très petit calibre qui est dans la boîte à gants. Il fait feu. Malheureusement, nous connaissons les conséquences dramatiques de cet acte d’auto-défense », soutient Me Camille Romani, avocat de Jean-François Gallecani .

L’accusé dit avoir subi des pressions suite à un différend concernant un appartement acheté à sa fille et son ex gendre.



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