Session spéciale de l'assemblée de Corse dédiée à la mafia : la réaction des collectifs

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Les débats du matin avaient laissé un goût d'inachevé aux associations, qui s'étaient senties reléguées au rang de figurants. Les travaux de la commission, cet après-midi, leur ont apporté quelques garanties.

Leo Battesti, A maffia nò, a vita Iè

"Cela a été extrêmement positif. Ce matin on était frustrés, parce que l'on n'avait pas pu prendre la parole. Mais là, on y est allés à fond ! Il n'y a pas eu de langue de bois, tout le monde s'est exprimé, et on a senti le souci de construire une intelligence collective"

"Ils sont en train de concocter une résolution qui reprendra la philosophie de ces échanges, c'est à dire que la dérive mafieuse va être dénoncée, combattue, par des moyens spéciaux qui vont être organisés à travers 5 propositions que présentera la CdC". 

Leo Battesti, du collectif A Mafia Nò, a vita Iè ©FTV

"Il faut maintenant que l'état prenne ses responsabilités, et qu'il ne soit pas exclu, et je suis assez confiant sur la mobilisation future pour lutter contre le système mafieux en Corse".

"Dans de nombreux domaines, il y  un consensus. Il y a quelques divergences mais c'est tout à fait normal"

"On a 4 mois pour travailler et au début de l'année 23, il y aura une nouvelle session, sans doute, qui permettra de concrétiser les choses". 

Jean-Toussaint Plasenzotti, Collectif Massimu Susini

"C'est un bilan plus positif que le bilan de la session de ce matin, qui était une série de discours parallèles qui ne se rencontrent jamais, une série au sein de laquelle on n'a pas eu le droit à la parole. Cet après-midi, c'était bien plus riche, de notre point de vue. Contrasté, contradictoire parfois, mais avec une vraie volonté de la grande majorité des participants d’essayer de construire une méthode de travail, sans avoir peur de se dire ce qui divergeait entre nous".

"Nous avions proposé une résolution, fondée à minima sur la présence d'une mafia en Corse avec cette définition et avec la volonté de l'Assemblée, avec ses outils, ses prérogatives, de la combattre. Le président de l'exécutif nous a dit que c'était les élus qui devaient faire la résolution, mais qu'ils allaient prendre en compte des éléments de notre résolution. Donc on attend de la voir, mais nous pensons que la résolution qui sortira dans 5 mois, 6 mois au maximum, sera bien plus riche puisqu'elle sera le fruit de l'ensemble des travaux que les diverses commissions auront produit au cours de de cette période".

André Paccou, Ligue des droits de l'homme

Alain Paccou, de la Ligue des droits de l'homme ©FTV

"Les échanges ont été utiles et constructifs, avec la volonté de trouver des consensus. Si nous réussissons à rentrer dans ce travail c'est une très bonne nouvelle pour la démocratie et une mauvaise nouvelle pour ceux qui pratiquent les dérives mafieuses". 

Michelle Salotti, U Levante

"Il y a eu une parole franche, de la part des associations et des collectifs, sûrement. Durant toute la réunion de la commission permanente, nous avons dit ce que nous voulions dire, ce que nous avions préparé, donc le discours a été en tous cas entendu, forcément".

"On n’a plus aucune influence sur les élus maintenant, ils prennent la résolution qu’ils veulent".

"Pour cette résolution, on attend des décisions, des changements, pour qu’au niveau de l’urbanisme et de l’immobilier, en Corse, cela bouge un peu. Nous ne savons pas si cela sera le cas, mais c’est l’attente que nous avons".

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