Réforme du baccalauréat : en Corse, certaines épreuves se dérouleront dès le 20 janvier

Pour certains candidats au baccalauréat, les épreuves commencent lundi 20 janvier. C’est notamment le cas à Ajaccio. / © Stéphane de Sakutin / AFP
Pour certains candidats au baccalauréat, les épreuves commencent lundi 20 janvier. C’est notamment le cas à Ajaccio. / © Stéphane de Sakutin / AFP

Pour des candidats au bac, les épreuves commencent le 20 janvier. C’est notamment le cas à Ajaccio. Ceci est l’une des conséquences de la réforme du baccalauréat. Une réforme contestée par les enseignants qui pour certains demandent le report de sa mise en place. Le ministère s'y refuse.

Par France 3 Corse ViaStella

Fini le bac à l'ancienne avec un seul examen en fin d'année. Avec l'apparition du contrôle continu, la semaine prochaine, les élèves de première passent les épreuves communes. Lundi, à Ajaccio, le lycée Laetitia expérimente l'histoire-géographie

Pour le syndicat SNES-FSU, une épreuve commune à tous les élèves quand chaque enseignant avance à son rythme, cela est inapplicable à l’heure actuelle. « On a beaucoup moins de libertés pour traiter le programme. En plus ça pose un certain nombre de problèmes en cas d’absence de collègues, ce qui est le cas dans certaines matières où des collègues ne sont pas remplacés et les classes ont donc du retard. Et cela compte pour 30 % de la note du Bac. Ce n’est pas énorme, c’est ce que les inspecteurs n’arrêtent pas de nous répéter. Si ce n’est pas énorme autant supprimer cette espèce d’usine à gaz qui pose tout un tas de problèmes au niveau pédagogique », estime Jean-Marc Pupponi, secrétaire académique du SNES-FSU de Corse. 

 


La réforme du bac institue le contrôle continu. En 2021, il représentera 40 % de la note finale dont 30 % pour les épreuves communes et 10 % pour le bulletin scolaire. 


La liberté pédagogique conservée ? 


Selon la rectrice d'académie, les avantages sont majeurs pour les candidats. 
 
Réforme du baccalauréat : en Corse, certaines épreuves se dérouleront dès le 20 janvier
Intervenants - Jean-Marc Pupponi, Secrétaire académique du SNES-FSU de Corse ; Julie Benetti, Rectrice de Corse. Equipe - Dominique Moret ; Franck Rombaldi ; Caroline Ceccaldi ; Wendy Martini.


Quant aux enseignants, ils conserveraient leur liberté pédagogique. « Il n’y a rien d’intrusif, au contraire, c’est une marque de confiance et d’estime pour nos professeurs. Ce sont nos professeurs, pour chaque discipline, qui se réunissent pour déterminer les sujets en fonction de l’état d’avancement dans chacune des classes.  Il y aura deux séries d’épreuves en première, une troisième série d’épreuves en terminale. Et les élèves, auxquels les copies seront rendues annotées et corrigées, pourront tenir compte des observations de leur correcteur pour progresser encore et avoir les meilleures notes possibles », soutient Julie Benetti, rectrice de Corse. 

Dans l'académie de Corse, cette année, 2.083 élèves de première sont concernés par la réforme Blanquer.


 

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