La juridiction interrégionale spécialisée de Marseille pourrait être saisie de l’assassinat de Maxime Susini

Le procureur de la république d'Ajaccio a demandé le dessaisissement de l'enquête sur l'assassinat de Maxime Susini, commis le 12 septembre dernier à Cargèse. Il demande son transfert à la JIRS de Marseille, juridiction spécialisée dans la lutte contre la grande criminalité.
 
Les pochoirs tels que celui-ci ont fleuri sur les murs de l'île après la mort de Massimu Susini
Les pochoirs tels que celui-ci ont fleuri sur les murs de l'île après la mort de Massimu Susini © Maia Graziani / FTVIASTELLA
La juridiction interrégionale spécialisée de Marseille pourrait bientôt être saisie de l’assassinat de Maxime Susini, un dossier judiciaire devenu emblématique.

Le militant nationaliste avait été tué le 12 septembre dernier à Cargèse devant la paillote dont il était le gérant. Un assassinat qui a provoqué de nombreuses réactions et manifestations, et donné lieu à la création d'un collectif anti-mafia.

Pour que la JIRS soit saisie, il faut au minimum établir qu’il s’agit de criminalité organisée, explique le procureur de la république d’Ajaccio Eric Bouillard, des éléments que les enquêteurs n’avaient pas à l’origine.
 
La JIRS de Marseille pourrait être saisie de l’assassinat de Maxime Susini

 

Vers la piste de l'existence d'une bande organisée ? 


En  début de semaine dernière, il a requis le dessaisissement en faveur de la JIRS, notant dans son réquisitoire "de nouveaux éléments qui mettent en évidence l’existence d’une bande organisée, et la complexité du dossier"

Pour Jean-Toussaint Plasenzotti, l’oncle de Maxime Susini, c’est la confirmation de ce qu’il affirme depuis le début : "La JIRS habituellement traite des affaires à partir du profil de la victime. Cette fois c'est à partir du profil des assassins. C'est une bande criminelle organisée qui dépasse même le village de Cargèse"

Pour l’heure, la décision de saisir la JIRS du dossier n'a pas encore été rendue, elle devrait intervenir dans les prochains jours.

Restera à savoir ensuite si la section de recherche de la gendarmerie restera chargée de l’enquête, ou si elle sera confiée à la police judiciaire, service récemment mis en cause par le procureur général de Bastia qui demandait le départ du patron régional de la PJ.


 
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