Covid : le maire de Sari-Solenzara veut rendre le masque non-obligatoire en extérieur

Le 30 octobre dernier, le Conseil municipal de Sari-Solenzara a décidé de ne plus rendre obligatoire le port du masque dans les espaces extérieurs publics du village. La décision sera étudiée par le tribunal administratif de Bastia le 25 novembre prochain. 
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ILLUSTRATION. © Franck CASTEL / MAXPPP
"J'ai remarqué que les gens avaient leur masque dans la rue, mais le retiraient une fois qu'ils entraient quelque part. C'est le contraire de ce qu'il faut faire", note Jean Toma, maire de Sari-Solenzara (Corse-du-Sud).
 
Ainsi, le Conseil municipal de la commune a décidé, le 30 octobre dernier, de rendre le masque non-obligatoire dans les espaces publics extérieurs en pleine crise de coronavirus. "J'ai mis ma casquette de maire et celle de médecin et selon moi, il est nécessaire de prendre des mesures proportionnées aux risques encourus", reprend l'édile. 

"C'est une décision réfléchie"

Jean Toma est formel : "il n'y a aucun risque pour les piétons". En temps de confinement, il est impossible de croiser une foule de passants dans les rues de son village de 1.400 habitants. Le respect de la distanciation sociale est selon lui assurée. "C'est une mesure réfléchie, prise sans peur et sans panique. Bien sûr, le masque reste obligatoire à l'intérieur des commerces et des lieux publics afin de protéger toutes les populations", précise-t-il. 

Cette décision est de bon sens et a été prise en reprenant les considérants de l'arrêté préfectoral.

Jean Toma, maire de Sari-Solenzara

Selon le maire, "cette décision est de bon sens et a été prise en reprenant les considérants de l'arrêté préfectoral". Ce dernier, à la même date, a pris un arrêté obligeant le port du masque sur l'ensemble de la Corse-du-Sud. Un document qui précise : "Dans les espaces naturels (plages, forêts…), si la distanciation physique est respectée, le port du masque n’est pas obligatoire."

Après que la délibération du Conseil municipal de Sari-Solenzara a été transmise au service de contrôle de légalité, le préfet a décidé de déféré le dossier devant le tribunal administratif de Bastia. L'audience est prévue le 25 novembre prochain. 

 
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