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Deux employées de l'Office des Transports de la Corse dénoncent des dysfonctionnements

Catalina Vesperini et Evelyne Mariani, deux employées de l'Office des Transports de la Corse ont porté plainte pour "faux en écriture publique". / © FTVIASTELLA
Catalina Vesperini et Evelyne Mariani, deux employées de l'Office des Transports de la Corse ont porté plainte pour "faux en écriture publique". / © FTVIASTELLA

Deux employées de l'Office des Transports de la Corse (OTC) ont porté plainte pour "faux en écriture publique", après avoir découvert des dysfonctionnements, dont dix millions d'euros de dépenses dues à des compagnies maritimes.

Par Grégoire Bézie / FTVIASTELLA

Catalina Vesperini et Evelyne Mariani, deux employées de l'Office des Transports de la Corse dénoncent des dysfonctionnements au sein de leur administration. Elles ont porté plainte en décembre 2014 avec deux autres employés, auprès du procureur de la République d'Ajaccio, pour "faux en écriture publique".

Ce "dysfonctionnement" porterait parmi d'autres sur un problème de gestion, dix millions d'euros de dépenses dues à des compagnies maritimes que la collectivité territoriale de Corse pourrait avoir à régler.

"On n'avait pas le choix, après avoir averti la hiérarchie, rien ne bougeait; on a été dans l'obligation de déposer une plainte dans la mesure où nous ne sommes pas fonctionnaires donc on ne pouvait pas faire jouer l'article 40", explique Catalina Vesperini, chef de service maritime à l'OTC.

L’article 40 alinéa 2 du code de procédure pénale est l'obligation juridique pour tous les fonctionnaires (y compris contractuels ou vacataires) de dénoncer dans l'exercice de leurs fonctions, un crime ou un délit dont ils ont connaissance.

La "gestion calamiteuse" de l'OTC

Pour appuyer leur démarche, Catalina Vesperini et Evelyne Mariani se sont également tournées vers l'association de lutte contre la corruption Anticor.

"Dans son dernier rapport, la Chambre régionale des comptes leur donne absolument raison, lequel rapport fait apparaître un certain nombre de dysfonctionnements", indique Dominique Yvon, référent pour la Corse d'Anticor.

Dans son rapport la CRC de Corse souligne encore "la gestion calamiteuse" de l’OTC toujours dans le maritime, avec des sommes d'1,8 million d'euros et 228 000 euros dépensées "sans mandat" de la collectivité de Corse et "sans aucun contrôle" par l’Office des Transports de la Corse de l'utilisation de cet argent.

La suite est désormais entre les mains de la justice. Le Parquet d’Ajaccio a ouvert une enquête préliminaire.  Plus de trois ans après le dépôt de la plainte, l’enquête se poursuit. 

Intervenants - Catalina Vesperini, chef de service maritime à l'Office des Transports de la Corse; Dominique Yvon, référent Anticor pour la Corse. Equipe - Yowan Denis, Sylvie Wolinsky

Une plainte déposée en 2014​

Quatre employées de l’OTC étaient à l'origine de cette plainte, déposée en décembre 2014.

La plainte contient deux motifs : une aide non déclarée à la Compagnie Méridionale de Navigation (CMN) pour le carburant et une surcompensation non justifiée à une autre compagnie (non nommée dans la plainte) dans le cadre des subventions dites "d’aide sociale".

Dans cette plainte l’on trouve l'accusation grave de "faux en écriture publique", passible de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.

Aujourd’hui, sur les quatre employées "placardisées", seules deux sont encore en fonction l’OTC. Ces deux personnes s’estiment toujours mises de côté.
 

 

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