Incident à la station d'épuration d'Ajaccio : des précautions prises et des questions en suspens

n mélange de chlore et de javel a entraîné le 18 septembre vers midi une réaction chimique d'explosion et un dégagement gazeux dans cette station d'épuration, conduisant 15 personnes à l'hôpital pour des irritations et au confinement pendant plusieurs heures des riverains. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
n mélange de chlore et de javel a entraîné le 18 septembre vers midi une réaction chimique d'explosion et un dégagement gazeux dans cette station d'épuration, conduisant 15 personnes à l'hôpital pour des irritations et au confinement pendant plusieurs heures des riverains. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Deux enquêtes sont toujours en cours pour établir les causes de l'incident qui avait provoqué l'arrêt de la station d'épuration d'Ajaccio le 18 septembre dernier. La situation a été rapidement rétablie et des précautions ont été prises. 
 

Par P.S.

Il y a trois semaines, le 18 septembre vers midi, du chlorure de fer utilisé pour le traitement des boues et de l'eau de javel servant à désodoriser sont indument entrés en contact. Une réaction chimique d'explosion a produit un gaz : le dichlore. 15 personnes ont dû être hospitalisées pour des irritations et les riverains ont été confinés plusieurs heures. Aujourd'hui, les cuves dans lesquelles étaient stockés les réactifs ne sont plus utilisées. L'exploitant procède autrement.
Incident à la station d'épuration d'Ajaccio : des questions en suspens
Intervenants - Emmanuel Armand, directeur général des services de la Capa Communauté d'agglomération du pays ajaccien // Baptiste Denizot, responsable opérationnel chez Kyrnolia Equipe - Dominique Moret // Franck Rombaldi

"Il y a des cuves d'un plus petit volume qui étaient déjà présentes, qu'on continue d'utiliser, qu'on alimente directement et qui permettent le traitement des effluents", précise Baptiste Denizot, responsable opérationnel chez Kyrnolia. "Il n'y a pas de proximité [entre l'eau de javel et le chlorure de fer], elles sont à des endroits dissociés sur l'usine."

L'exploitant procède autrement

L'arrêt consécutif à l'incident n'aura duré que 48 heures. Deux enquêtes sont en cours. La première, administrative doit établir les causes de l'accident. La deuxième est judiciaire. Mais "les constatations sont terminées et la thèse accidentelle ou d'une maladresse est privilégiée", a indiqué le procureur de la République d'Ajaccio, Eric Bouillard, quelques jours après l'incident.
 

Les personnels incommodés vont reprendre

"On se prononce pas sur les causes éventuelles de cet incident. L'enquête le dira dans quelques temps", explique quant à luiEmmanuel Armand, directeur général des services de la Communauté d'agglomération du pays ajaccien. Interrogé sur une éventuelle mise en cause du délégataire, il répond : "il est trop tôt pour se prononcer. Mais comme vous avez pu le constater, tout est mis en œuvre pour permettre un bon fonctionnement et donner à la justice les éléments nécessaires à la bonne compréhension de l'incident."

Toujours en arrêt de travail, les personnels incommodés par les inhalations de dichlore devraient reprendre la semaine prochaine. L'arrêté d'interdiction de baignade a été levé le 25 septembre.
 

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