Athlétisme : Morhad Amdouni "fier" de sa 8e place aux championnats du monde de semi-marathon

Près d’un mois après son record de l’heure, le 19 septembre à Lucciana, le fondeur Morhad Amdouni, né à Porto-Vecchio, a terminé 8e des championnats du monde de semi-marathon, samedi à Gdynia en Pologne. Une performance majuscule à moins d’un an des Jeux olympiques de Tokyo.

Morhad Amdouni a terminé huitièmes de Mondiaux de semi-marathon.
Morhad Amdouni a terminé huitièmes de Mondiaux de semi-marathon. © Sven Hoppe - MaxPPP
On appelle ça une performance XXL. Le fondeur Morhad Amdouni, né à Porto-Vecchio et formé à Bastia, a terminé huitième des championnats du monde de semi-marathon (21,0975 km), samedi à Gdynia (Pologne) en 59’40’’.

La deuxième performance française de l’histoire (le recordman de France est un Franco-suisse). Et une performance très prometteuse, un mois après son record de l’heure à Lucciana, mais surtout à neuf mois des Jeux olympiques 2021 de Tokyo (23 juillet au 8 août 2021).

Entretien avec le champion d'Europe 2018 du 10.000m.Ce qui me rend fier, c’est la densité. Il y avait une grosse densité, avec le recordman du monde du 5.000 et du 10.000m (Joshua Cheptegei, 4e), les coureurs de l’Ouganda, du Kenya, de l'Ethiopie. Je ne pouvais pas espérer mieux en finissant premier européen, avec cette place et ce chrono. Je voulais partir en contrôle, faire ma course kilomètre après kilomètre. Il fallait que je sois prêt physiquement et mentalement, ça allait se jouer au niveau des 13 et 14 kilomètres. Il y a eu des changements de rythme, c’était un championnat. Je lâche peu après le 15ème kilomètre, et à la fin, c’est au mental.Je suis content. C’est surtout la troisième performance européenne de tous les temps. Et le premier français (Julian Wanders) a toujours couru pour la Suisse. Donc pour moi, je suis recordman de France, qu’on le dise ou pas. Ce que je vise maintenant, c’est le record d’Europe.

"Je suis parmi les meilleurs. Ce que je fais, c’est très beau. Le podium n’est pas loin"

Morhad Amdouni

Le chrono ? Je pensais pouvoir faire moins d’une heure au vu de mes entraînements. J’en étais capable, mais il faut toujours prouver en compétition ce qu’on fait à l'entraînement. Je suis parmi les meilleurs. Ce que je fais, c’est très beau. Le podium n’est pas loin.Il faut rester concentré et élever le niveau. Mais là, c’est le top, on ne peut pas espérer mieux. Il y avait moyen de faire un podium mais je suis optimiste. Cette performance, ça donne envie d’être à Tokyo. Ce sera une grande chose, et il faudra être là au bon moment. J’espère que je créerai une surprise.
 
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