Porto-Vecchio : polémique autour d’un projet immobilier de 7 villas à Palombaggia

« Paradisu di a Baia » est un projet immobilier de sept villas dont le prix de vente atteingnent plusieurs millions d’euros et comprenant une plage privée. Situé à Palombaggia, commune de Porto-Vecchio, il a été dénoncé par Core in Fronte sur les réseaux sociaux.

Sept villas à 17.000 euros au mètre carré, piscines, paillote, salle de sport, cabane de massage et plage privée avec ponton. C’est ce que prévoit le projet « Paradisu di a Baia » situé sur la route de Palombaggia à Porto-Vecchio.

Les villas, d’une superficie comprise entre 154 et 186 mètres carrés, sont proposées à des prix variant entre 2.3 et 3.1 millions d’euros. Un projet dénoncé par le parti indépendantiste, Core in Fronte, dans un communiqué en date du 19 mai.

Il écrit : « Il est grand temps que la Corse soit dotée d'une politique et de moyens de régulation pour mettre un terme à cette course spéculative effrénée. Cette situation écarte les Corses du droit au logement et du droit à vivre dignement sur leur terre. » Core in Fronte continue : « La Corse souffre de ces logiques mortifères où spéculation, dépossession et privatisation participent à la disparition programmée du Peuple Corse. »

« Inconnu des services de la commune »

Une prise de position à laquelle la municipalité de Porto-Vecchio a répondu, par voie de communiqué, le 23 mai dernier. Elle assure ainsi que « l’avant-projet 2023 ‘Paradisu di Baia’ » est « inconnu des services de la commune » et précise que les « parcelles mentionnées concernent l’ancien établissement Syracuse, dont le permis de construire a été obtenu en 1989 ».

Pour la mairie, « si la parcelle est aujourd’hui urbanisée, ce projet nécessite le dépôt d’une nouvelle demande de permis de construire, en espace proche du rivage, pour partie dans la bande des 100 mètres et sur le domaine public maritime ».

La municipalité affirme dans le même temps : n’avoir « jamais été sollicité sur ce projet » ; « si elle est sollicitée formellement, n’entend délivrer aucun permis sur ce site » ; « ne laissera à aucun moment un établissement hôtelier être vendu à la découpe et devenir une résidence secondaire ».

Quant à la méthode choisie par Core in Fronte de l’interpeller publiquement à ce sujet, la commune de Porto Vecchio indique qu’il aurait été « préférable de se rapprocher directement de ses services ».