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Agression à Sartène : « Pour 70 euros, on a presque tué une dame âgée »

© Jennifer Cappai/FTVIASTELLA
© Jennifer Cappai/FTVIASTELLA

Un commerçant sartenais de 70 ans et sa mère âgée de 92 ans ont été attaqués dans la nuit de dimanche à lundi à leur domicile. Les agresseurs les ont ligotés et frappés avant de s'enfuir avec des objets de valeur et de l'argent. Une des victimes témoigne. 

Par France 3 Corse ViaStella

« Donc, là, vous avez tout ils ont tout sorti des commodes, tout sorti, tout jeté sur le lit », montre, encore sous le choc, le visage tuméfié, Jean-François Giacomini, 70 ans. 

Dans la nuit de dimanche à lundi, aux alentours de 3 heures du matin, trois hommes s'introduisent dans la villa de ce commerçant sartenais. À ses côtés, sa mère âgée de 92 ans.
Ils sont munis d'une arme de poing, il est menacé et frappé. « Le temps de lever les yeux, je vois deux cagoules au-dessus de moi. Celui qui se tient à la gauche de mon lit m’assène un coup. Le résultat est sur mes yeux. Il me dit : ‘Si tu ne donnes pas l’argent, on va vous tuer, on va tuer ta mère’ », livre-t-il. 

Jean-François les guide alors jusqu'au coffre. Puis il est ligoté. Les auteurs s'emparent de quelques objets de valeur ainsi que des bijoux et une modeste somme d'argent. « Ils m’ont ficelé dans la baignoire, ils m’ont ficelé les mains, ils m’ont ficelé les pieds. C’est l’argent, l’argent par n’importe quel moyen. Pour presque 70 euros, on a presque tué une dame âgée de 92 ans », lance Jean-François Giacomini.

 
Agression à Sartène : « Pour 70 euros, on a presque tué une dame âgée »
Intervenants - Jean-François Giacomini, Victime ; Eric Bouillard, Procureur de la République d' Ajaccio. Equipe - Marianne Romani ; Jennifer Cappai ; Dominique Lameta

 

« Je vais continuer à ouvrir mon magasin »


À 6 heures du matin, Jean-François Giacomini parvient à se libérer et appelle la gendarmerie. Des faits d'une violence inouïe que le septuagénaire a du mal à réaliser. « Je vais continuer à ouvrir mon magasin. Je sais que j’ai la solidarité de tous les gens de Sartène, parce qu’on est apprécié. Peut-être que j’aurai une petite peur au ventre aussi », déclare-t-il au bord des larmes. 

La semaine dernière déjà dans la micro-région, à Fozzano, un artisan d'une cinquantaine d'années avait été agressé et volé par trois hommes sous la menace d'une arme. 

Le procureur d'Ajaccio y voit des similitudes. « On fait un lien entre les faits qui viennent d’être commis à Sartène et ceux qui ont pu être commis à Fozzano. La section de recherches d’Ajaccio a engagé des moyens importants. Il s’agit d’enrailler relativement, vite ce phénomène et de mettre la main très rapidement sur les auteurs en rappelant qu’on privilégie la piste locale », explique Eric Bouillard, procureur de la République d’Ajaccio. 

Ce lundi matin, les techniciens en investigation criminelle ont passé au crible le domicile des victimes à la recherche du moindre indice. Le procureur d'Ajaccio entend bien faire de cette affaire une priorité.



 

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