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Trafic de drogue et d'objets à la maison d'arrêt d'Ajaccio, relaxe et prison ferme

Cinq détenus et un surveillant pénitentiaire, poursuivis pour avoir participé à des trafics d'objets illicites au sein de la maison d'arrêt d'Ajaccio, ont été condamnés dans la nuit de mardi à mercredi à des peines de six mois à un an de prison ferme.
Avec Jean-François Casalta, avocat de Nourredine Assabai; Joelle Guiderdoni, avocate de Yannick Veron; Xavier Casimiri, avocat de Fabien Boschetti ©France 3 Corse ViaStella
L’un des deux surveillants poursuivis a été relaxé, le tribunal ayant invoqué un "doute raisonnable" dans les éléments à charge. Le deuxième gardien, relaxé des faits de corruption passive, a été condamné à une peine de 6 mois de prison ferme assortie d'une interdiction d'exercer pendant 5 ans.

Les autres prévenus ont été condamnés à des peines de 6 mois de prison avec sursis à un 1 an de prison ferme.

La procureur avait requis jusqu'à 18 mois ferme contre les détenus, jusqu'à un an ferme pour leurs proches, et à l'encontre des surveillants pénitentiaires il avait demandé des peines d'un an dont six mois avec sursis contre l'un, et d'un an avec sursis contre l'autre, toutes deux assorties de l'interdiction d'exercer leur métier.

Les prévenus étaient poursuivis pour avoir participé à l'entrée d'alcool, stupéfiants, téléphones et autres objets illicites au sein de la maison d'arrêt d'Ajaccio, au minimum entre avril 2016 et janvier 2017. Ces faits avaient été mis en lumière au terme d'une enquête ouverte en avril 2016.

Mi-janvier, l'établissement avait été intégralement fouillé. Des perquisitions avaient également été opérées aux domiciles de six personnes. Quelques centaines de grammes de cannabis, des téléphones portables, de l'argent liquide et des armes blanches avaient été saisis et douze personnes avaient été placées en garde à vue.

Dix d'entre elles dont les deux surveillants, avaient été placées en détention.
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