Corse - Le retour de l'ex-chef du FLNC Charles Pieri au premier plan

Corse - Le retour de l'ex-chef du FLNC Charles Pieri suer le devant de la scène politique, ici le 27 janvier à Corte / © FTVIASTELLA
Corse - Le retour de l'ex-chef du FLNC Charles Pieri suer le devant de la scène politique, ici le 27 janvier à Corte / © FTVIASTELLA

Charles Pieri à la tribune d'une conférence de presse à Ajaccio, ou dernièrement à Corte aux côtés d'élus de la majorité territoriale, le retour sur le devant de la scène de l'ex-chef du FLNC, plusieurs fois condamné par la justice, soulève des questions.

Par GB avec France 3 Corse ViaStella

L'image fait couler beaucoup d'encre et agite les réseaux sociaux. Celle de Charles Pieri, 67 ans, assis samedi à Corte à la tribune aux côtés d'élus de l'assemblée de Corse pour participer à l'organisation d'une manifestation le 3 février à Ajaccio.

Même si l'ancien chef du FLNC n'a pas souhaité prendre la parole, son retour sur le devant de la scène politique est donc affiché et assumé.

Charles Pieri, 67 ans, avait déjà refait surface pour les dernières élections législatives et territoriales. Un retour commenté par différents observateurs qui lui prêtent une responsabilité dans l'union des nationalistes dès le premier tour des territoriales, avant de rappeler son passé sulfureux.

Cadre du FLNC, il sera inculpé puis acquitté par la justice dans l'affaire d'une opération commando qui a couté la vie à un légionnaire à Sorbo-Ocagnano en 1982.

Leader de la Cuncolta Naziunalista, vitrine légale du FLNC, il sera victime d'une tentative d'assassinat en 1996 dans un attentat à la voiture piégée sur le vieux port de Bastia pendant la guerre fratricide entre nationalistes.

Condamné en 2001 puis 2005 pour des affaires liées au terrorisme et pour des délits financier, Charles Pieri est sorti de prison en 2015.

Le retour de Charles Pieri sur le devant de la scène

Un passé chargé mais pas incompatible avec un retour en politique pour les représentants de la majorité territoriale.

Ni Gilles Simeoni, ni Jean Guy Talamoni, n'ont souhaité répondre à nos questions mais en décembre dernier, dans Le Parisien, le président de l'assemblée prenait la défense de Charles Pieri, "un militant nationaliste qui a été condamné pour des faits politiques, jamais de banditisme".

Si les représentants de la majorité territoriale ne font pas de commentaires, le retour de Charles Pieri suscite des interrogations notamment sur les réseaux sociaux.


Réseaux sociaux sur lesquels Charles Pieri est très actif. Il y commente l'actualité politique, ou partage de vieux souvenirs de jeunesse, comme celui d'une évasion spectaculaire de la prison Sainte Claire à Bastia, en compagnie d'un certain Francis Mariani, parrain du gang de la Brise de mer, décédé dans l'explosion criminelle d'un hangar, le 12 janvier 2009.

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