Double explosion de Beyrouth : soutien de la classe politique corse sur les réseaux sociaux 

Beyrouth, capitale libanaise qui compte quelque deux millions d’habitants, se réveille endeuillée ce mercredi 5 août. Mardi, deux explosions ont détruit une partie de la ville. La classe politique corse affiche son soutien sur les réseaux sociaux. 

Mardi, deux explosions ont ravagé des quartiers de Beyrouth.
Mardi, deux explosions ont ravagé des quartiers de Beyrouth. © Anwar Amro / AFP
Le choc. Mardi, sur le port de Beyrouth, deux énormes explosions ont ravagé une partie de la capitale libanaise. 

Des explosions d’une telle puissance qu’elles ont été enregistrées par les capteurs de l’institut américain de géophysique comme un séisme de magnitude 3,3. Le souffle a été si fort qu’il a été ressenti jusqu’à l’île de Chypre, à plus de 200 kilomètres. 

Selon le dernier bilan de la croix rouge libanaise, plus de 100 personnes ont été tuées et plus de 4.000 autres blessées. Les hôpitaux de la capitale, déjà confrontés à la pandémie de Covid-19 sont saturés. 
 

« Solidarité méditerranéenne avec le pays du Cèdre »


Depuis, les marques de soutien et de solidarité affluent du monde entier. La classe politique corse affiche le sien sur les réseaux sociaux. « Le Liban, une nouvelle fois frappé en plein cœur. Solidarité méditerranéenne avec le pays du Cèdre et son peuple », écrit sur Twitter Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse. « Toutes nos pensées vont vers nos amis libanais. #Sulidarità », tweete Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse. 
   

Le maire de Porto-Vecchio, Jean-Christophe Angelini, rédige : « Nos condoléances les plus attristées ainsi que notre entier soutien au peuple du Liban, touché dans sa chair par cette effroyable explosion. » Le maire d’Ajaccio, Laurent Marcangeli, appelle à « une mobilisation rapide de la communauté internationale pour apporter son aide au peuple libanais. »
   


Une cargaison de nitrate d’ammonium en cause ? 


Le gouvernement libanais pointe du doigt une cargaison de nitrate d’ammonium, estimée à 2.750 tonnes, stockée « sans mesures de précaution » dans le port. Cette substance, qui entre dans la composition de certains engrais, mais aussi d’explosifs, est un sel blanc et inodore utilisé comme base de nombreux engrais azotés sous forme de granulés, et a causé plusieurs accidents industriels dont l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en 2001. 

De nombreux pays ont proposé de l'aide au Liban, notamment la France qui doit envoyer mercredi plusieurs tonnes de matériel sanitaire et un détachement de la sécurité civile.
Les Etats-Unis ont également proposé leur aide, ainsi que l'Allemagne, qui compte des membres du personnel de son ambassade à Beyrouth parmi les blessés. Même Israël a proposé « une aide humanitaire et médicale » à son voisin libanais, avec lequel il est techniquement toujours en guerre.

Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a décrété mercredi jour de deuil national. Ce drame survient alors que le Liban connaît sa pire crise économique depuis des décennies, marquée par une dépréciation inédite de sa monnaie, une hyperinflation, des licenciements massifs et des restrictions bancaires drastiques.



 
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