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Affaire Reims-Bastia : 90 à 900 euros requis pour des supporters bastiais

Affaire Reims-Bastia : amendes requis contre des supporters bastiais
Me Jean-André Albertini, vocat de la défense; Benoît Muracciole, président de l'association "Action, sécurité, éthique républicaines"; Me Pascal Ammoura, avocat de la partie civile; Me Jean-Yves Lienard, avocat de la défense - France 3 Corse ViaStella - Maïa Graziani, Guillaume Leonetti

Un an après de violents incidents avec la police en marge du match de L1 Reims-Bastia, des peines allant de 90 à 900 euros pour outrage et rébellion ont été requises jeudi soir devant la cour d'appel de Reims (Marne) contre sept supporters du club corse.

Par France 3 Corse ViaStella/MG

Le montant des amendes pour outrage et rébellion à agent de la force publique s'avère moins élevé qu'en première instance. Ces incidents avaient provoqué de violentes manifestations sur l'île de Beauté.

Une interdiction de stade pendant deux ans a également été requise à l'encontre d'un seul des prévenus.

L'arrêt sera rendu le 27 avril.

Défense, partie civile, deux versions

"Cela me dérange énormément de voir que des gens qui devraient se trouver sur le banc de la partie civile se trouvent aujourd’hui sur le banc des prévenus." C’est par ces mots que Jean-Baptiste Castellani, président du groupe de supporters Bastia 1905 et témoin cité par la défense, a commencé  et conclu sa déclaration devant la cour d’appel de Reims jeudi.

La stratégie de la défense est claire. Elle veut prouver que les auteurs des violences après le match Reims-Bastia du 13 février 2016, ce n’était pas les supporters bastiais mais bien les policiers Rémois. Pour appuyer leur thèse, les avocats de la défense ont présenté une vidéosurveillance à la cour, où l’on voit les supporters calmes, au stade et dans les rues de Reims et les policiers violents lors des interpellations.

"On ne comprend pas pourquoi les policiers voudraient que les choses dégénèrent. Cette version-là ne me semble pas crédible", a déclaré Jacques Louvier, l'avocat général, insistant sur les "versions contradictoires" défendues par chaque partie.

L’avocat général s'est notamment réfèré à un rapport policier sur Bastia 1905 qui présente l’association de supporters comme étant "anti-française" et rappellé que lors de l’hommage aux victimes du Bataclan, la Marseillaise n’a pas été chantée avant le match Ajaccio-Bastia, provoquant des contestations dans la salle.

Le procès avait été initialement fixé au 15 décembre 2016, mais il avait été renvoyé après que l'audience eut commencé, faute de temps suffisant pour que la défense prenne connaissance de ces images.

Les fans du Sporting Club de Bastia avaient été condamnés le 13 mai par le tribunal correctionnel de Reims à des amendes allant jusqu'à 2.000 euros. Ces sanctions, inférieures aux réquisitions, ont été vécues comme une injustice par les supporters. Ils avaient cependant été relaxés des poursuites pour "faits de violence".

Par ailleurs leur plainte contre la police pour "violences aggravées, faux et usage et faux" a été classée sans suite fin novembre 2016 par le parquet de Reims. 



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