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Agression de Condé-sur-Sarthe : débrayages dans les prisons d’Ajaccio et Casabianda, Borgo bloquée

La prison de Borgo a été bloquée au lendemain de la violente agression par un détenu radicalisé de deux surveillants à la prison d'Alençon-Condé-sur-Sarthe. Les surveillants ont refusé d’y prendre leur service. Un débrayage était organisé à Ajaccio et Casabianda.
 

Par P.S. avec AFP

Les surveillants ont refusé de prendre leur service ce mercredi matin à la maison d’arrêt de Borgo, près de Bastia. Ils expriment leur solidarité avec deux surveillants victimes d’une violente agression par un détenu radicalisé à la prison d'Alençon-Condé-sur-Sarthe, mais aussi leurs craintes, en termes de sécurité.

"Le directeur est sorti avec la liste de ceux qui devaient travailler et les a sommés de rentrer, ce qu'ils ont fait", a indiqué à l'AFP Stéphane Canuti, responsable du syndicat FO pénitentiaire à Borgo. "Ce n'est plus possible, on veut éviter que quelqu'un se fasse tuer mais au gouvernement, ils s'en moquent", a-t-il regretté, annonçant que la mobilisation se poursuivrait jeudi, vendredi, "tous les jours".
 
Agression de Condé-sur-Sarthe : la prison de Borgo bloquée
Intervenants - Mario Rodriguez, délégué C.G.T. Prison Equipe - Frédéric Danesi /Typhaine Urtizvéréa

Dans les prisons d’Ajaccio et de Casabianda, un débrayage était organisé, les surveillants ont pris leur service plus tard que d’habitude. A Ajaccio ils ont fait le choix de travailler « au ralenti, en faisant patienter chaque intervenant 15 minutes environs. « Tout le monde joue le jeu », précise José Caria, responsable F.O. qui précise que les surveillants décideront dans la journée de la suite à donner au mouvement.

En tout dix-huit établissements pénitentiaires sont "bloqués" mercredi matin en France.
L’agression de Condé-sur-Sarthe  intervient dans un contexte déjà tendu dans les prisons françaises.

En janvier 2018, un vaste mouvement de mobilisation avait démarré après l'agression
par un détenu jihadiste de trois surveillants à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), prison la plus sécurisée de France avec celle de Condé-sur-Sarthe. L'agression avait déclenché un mouvement social de trois semaines dans les prisons françaises.

Ce conflit social, le plus important depuis un quart de siècle, avait pris fin après la signature par l'Ufap-Unsa, alors principal syndicat de surveillants de prison, d'un accord avec le ministère de la Justice.

Plus d'informations à venir.
 

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