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Aleria : une enquête ouverte pour évasion après la disparition d'un détenu

Sans murs d'enceinte, le centre de détention de Casabianda, sur la commune d'Aleria, en plaine orientale, à 70 km au sud de Bastia, compte 194 places. / © M. GRAZIANI / FTVIASTELLA
Sans murs d'enceinte, le centre de détention de Casabianda, sur la commune d'Aleria, en plaine orientale, à 70 km au sud de Bastia, compte 194 places. / © M. GRAZIANI / FTVIASTELLA

Une enquête pour évasion a été ouverte après la disparition d'un détenu du centre de détention de Casabianda situé sur la commune d'Aleria, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Bastia.

Par GB / France 3 Corse ViaStella

L'homme "serait susceptible d'avoir disparu mardi", a indiqué la procureure de la République, Caroline Tharot, précisant que le parquet de Bastia n'a été alerté de la situation que jeudi.

Une enquête pour évasion a été aussitôt ouverte, confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Ghisonaccia, a-t-elle précisé.

Le détenu âgé de 46 ans avait été condamné en 2014 par une cour d'assises "mais pas dans le cadre d'une infraction sexuelle". Il était incarcéré depuis juin 2017 au centre de Casabianda.

"Son comportement  n'avait pas appelé l'attention, à tel point qu'il avait été autorisé à travailler", a indiqué Caroline Tharot.
 

Troisième cas de disparition en trois mois

Il s'agit du troisième cas de disparition depuis août dans ce centre de détention au "régime de circulation ouvert". Le 23 août, un détenu avait été retrouvé mort à une dizaine de kilomètres de la prison, noyé près de l'étang d'Urbinu. L'enquête avait conclu à un suicide.

Le 26 août, un détenu n'était pas rentré après une permission de sortie. Il avait été interpellé quelques jours plus tard, près de Saint-Étienne.

Sans murs d'enceinte, le centre de détention de Casabianda compte 194 places, occupées aux deux-tiers par des délinquants sexuels.

Depuis 1949, date de la transformation du bagne en centre de détention, l'établissement n'avait connu aucun suicide ou évasion.

Les détenus, volontaires, sont supposés être soigneusement sélectionnés et savent qu'à la moindre incartade, ils peuvent être renvoyés dans une prison traditionnelle.

Ils bénéficient d'un "régime de circulation ouvert" dans la journée, assorti de plusieurs contrôles quotidiens et sont encadrés par une trentaine de surveillants. La plupart travaillent dans des plantations et élevages du domaine.
 

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