Bastia : avec L'Isula Race, le SCB diversifie ses activités pour se libérer financièrement de ses résultats sportifs

Pour la première fois, le SCB et sa filiale communication organisent une course cycliste à Bastia. Un moyen pour le club d'assurer sa pérennité économique indépendamment de ses résultats sportifs.

Les 23 et 24 octobre prochains, le SCB, sa filiale de communication Corsicom et Life for Event organisent "L'Isula Race". Un événement cycliste qui aura pour parrain l'un des champions français de la discipline : Julian Alaphilippe. "C'est une personnalité très forte de l'univers sportif qui a un capital sympathie tout aussi fort. Nous sommes très heureux", se félicite Thomas Sereni, manager de Corsicom.

Deux épreuves sont proposées sur les deux journées. Le premier jour sera consacré aux Isula Series, un tournoi de cyclisme à élimination directe, où deux adversaires joueront la montre sur un parcours de 1.4 km. "Le meilleur pourra accéder au tour suivant et ainsi de suite. Les personnalités feront leur entrée à partir des quarts de finale", précise Thomas Sereni. Le lendemain, au programme, L'Isula Race, une course de 100 km. "Elle est ouverte à tout le monde. Ceux qui veulent être chronométrés le seront, les autres pourront simplement profiter de la balade, ça peut faire une belle sortie en famille."

Si la liste complète des invités sera définitivement fixée à l'issue des championnats du monde de cyclisme sur route qui se tiennent en Belgique jusqu'à la fin du mois, et où le parrain de l'événement bastiais remet son titre en jeu, plusieurs grands noms sont murmurés. 

Ainsi, Peter Sagan, coureur cycliste slovaque, premier à avoir remporté trois titres de champion du monde sur route consécutifs, ou encore Thibaut Pinot, ancien espoir du cyclisme français pourraient participer.

Selon nos informations, d'autres sportifs devraient également faire le déplacement comme Karim Guerfi, actuel champion d'Europe de boxe des poids plume et Laurent Boudouani, ancien champion du monde WBA des super-welters.

"Les clubs dépendent financièrement des sponsors, de la billetterie et de la boutique"

Créée en 2020, la filiale de communication, Corsicom, du SCB doit permettre au club de trouver des entrées d'argent complètement indépendantes des résultats sportifs. "Le SCB, comme tous les autres clubs, dépend des sponsors, de la billetterie et de la boutique. Donc plus on gagne, plus on attire les sponsors, plus on vend de billets et d'objets dérivés. Mais tout s'inverse lorsque l'on perd. Ce développement permet au SCB de s'extraire de ce mécanisme. Ca a un sens économique, mais c'est aussi très bien pour l'image du club qui devient promoteur de la destination corse", explique le manager de Corsicom.

L'expérience n'est pas inédite, mais est encore très rare dans le football français. "Toulouse a été le premier club à le faire il y a quelques années. Ils avaient créé deux sociétés pour le marketing et la boutique, mais tout était rattaché au nom du club [TFC ndlr.]. Là, c'est différent", continue Thomas Sereni.

Différent, d'une part parce que le nom de cette filiale ne fait pas référence au SCB. D'autre part, parce que son activité est beaucoup plus étendue et se développe en quatre axes. Une activité économique et de communication dédiée notamment aux autres sports pratiqués dans l'île : l'organisation d'événements sportifs, le Esport ou Gaming pour lequel Corsicom a sa propre plateforme et enfin le tourisme d'affaire. "Grâce à ces axes de travail, nous visons un public beaucoup plus large tout en donnant une autre image du club. C'est une entreprise avec un positionnement différent", commente Thomas Sereni.

Un an après sa création, Corsicom lance donc son premier événement sportif. Depuis le 7 septembre, une centaine de personnes se sont inscrites, 50 % d'entre elles sont originaires du Continent. 

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