Bastia dévoile une partie de son programme culturel

Bastia a présenté une partie de son programme culturel. Découvrez ici, les événements qui rythmeront la ville jusqu'en décembre.

À situation exceptionnelle, organisation exceptionnelle. Face à la situation sanitaire en constante évolution, la mairie de Bastia a choisi de ne présenter que la première partie de son programme culturel annuel, jusqu'en décembre. "Cette nouvelle formule nous offre une plus grande capacité d'adaptation", précise Pierre Savelli, maire de la commune.

Cette saison sera marquée par deux fils rouges : les célébrations du 700e anniversaire de la mort de Dante, "qui nous permettent de retisser un lien fort avec la ville de Florence et d'honorer le célèbre poète italien qui a tant infusé l'imaginaire collectif corse", et le 50e anniversaire de la mort du musicien Henri Tomasi.

Découvrir l'intégralité de la programmation

Parmi les représentations et événements proposés :

Colloque interdisciplinaire organisé pour la célébration des 700 ans de la mort de Dante par Françoise Graziani (Université de Corse, Chaire Esprit Méditerranéen) en partenariat avec l’Université de Pise, la Société Dantesque de France, la Société Dante Alighieri et la Ville de Bastia sous le patronage de l’Accademia della Crusca, de l’Associazione degli Italianisti et de la Collectivité de Corse

Alors qu’il est âgé de 17 ans, il crée en compagnie d’Arnaud Giacomoni, un jeune chanteur corse, de William Brunard, contrebassiste ainsi que de Bastien Ribot, violoniste, deux musiciens de la scène jazz et jazz manouche, le Corsican Trio/Quartet. Après une résidence à l’Alb’Oru en décembre 2017, le groupe se produira sur des scènes prestigieuses: Jazz in Marciac, Les nuits de la guitare de Patrimonio. Fanou Torracinta évolue aujourd’hui dans le milieu jazz et manouche parisien. Il forme son nouveau groupe en 2019 toujours avec William Brunard ainsi qu’avec Benji Winterstein. La composition est de plus en plus présente chez le guitariste qui a sorti un nouvel album en 2021 intitulé « Gipsy guitar from Corsica ». Un répertoire assez personnel faisant un lien désormais entre ses influences corses et manouches.

Bertrand Cervera, directeur artistique et co-créateur avec Marc Tomasi de ce spectacle, raconte la genèse de « Tomasi par Tomasi ». « Tomasi par Tomasi » Ou la magie de la création. Comment comprendre la gestation d’une oeuvre, l’éclosion du génie? Comment retrouver dans une musique les influences qu’elle porte en elle? Au début est un peuple insulaire. Fait de complexités historiques, sociales, géographiques.. Posé presque au centre de cette Méditerranée mythique. Beauté, âpreté… Tout a été dit sûrement. Mais il y a ce mystère de la musique. Henri Tomasi a exprimé ce mystère. Marc Tomasi s’en saisit à bras le corps. Nous allons mélanger les influences, creuser les méandres des sons, irriguer leurs découvertes. Ce voyage commencera par un chant venu de la terre même et continuera vers notre présent. Henri Tomasi retrouvera ainsi sa place dans cette Histoire-musique. Comme un marqueur indélébile et magnifique.

Amadou et Mariam sont désormais des figures emblématiques du paysage musical, aussi bien rassurantes que familières, locales qu’internationales, toujours entre mixité culturelle et héritage d’identité. Tandem définitivement inséparable, sans cesse en mouvement, la curiosité ouverte à tous les vents. Reflet de deux personnalités à la fois bâtisseuses et adaptables. Tout en cherchant à ressourcer leurs disques par les racines maliennes, ils imposent à chaque fois un grand brassage qui dynamite les genres. Une trajectoire unique qui les a conduit devant Barack Obama, sur la scène du mastodonte absolu des festivals (Coachella), à se produire en ouverture de la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud et, même, à imaginer une série de concerts dans la pénombre la plus totale (Éclipses).

 

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