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Bastia : une journée de discussions autour du rôle des confréries dans la société corse 

© Typhaine Urtizverea / FTVIASTELLA
© Typhaine Urtizverea / FTVIASTELLA

L'évêché de Corse a organisé samedi une journée consacrée aux confréries à Bastia. Réunis en l'église Notre Dame des Victoires, 150 confrères et consœurs ont participé à des discussions sur la place des communautés pastorales qui font le lien entre l'Église et la société.

Par France 3 Corse ViaStella

Pierre-Marie a décidé de revêtir l’habit de confrère il y a deux ans et demi. Il a choisi celui de la communauté de Saint-Roch à Bastia

Une confrérie historiquement réservée aux adolescents. « Être confrère, c’est marcher avec Dieu, marcher avec les confrères, et même avec les gens extérieurs à l’église. C’est l’entraide, la foi… C’est un peu difficile à expliquer », livre-t-il. 

Comme Pierre-Marie, les Corses sont de plus en plus nombreux à s’engager. L’île compte aujourd’hui une soixantaine de confréries et près de 3 000 membres

 
Bastia : une journée de discussion autour du rôle des confréries dans la société corse 
Intervenants - Pierre Marie, Confrérie Saint Roch de Bastia ; Mgr Olivier de Germay, Evêque de Corse ; François Aimé Arrighi, Diacre délégué aux confréries pour la Corse-du-Sud. Equipe - Kael Serreri ; Typhaine Urtizverea ; Anne-Laure Louche.
 

« Grandir dans la foi »


Une aubaine pour l’Église de Corse qui voit, elle aussi, ses bancs se vider. « Les confréries peuvent un lieu d’évangélisation, au sens où il y a des jeunes qui veulent entrer dans une confrérie, pas forcément dans une démarche spirituelle, et qui vont découvrir des croyants, des témoins et ça peut leur donner envie d’aller plus loin et d’approfondir ce mystère de la foi. Nous, nous sommes très heureux si ça peut être l’occasion pour ces jeunes de grandir dans la foi », indique Monseigneur Olivier de Germay, évêque de Corse.

Samedi, à Bastia, une centaine de confrères et consœurs se sont réunis autour de l’évêque de Corse. Objectif de la rencontre : discuter du rôle de confréries et du lien qu’elles tissent entre l’Église et la société. « Ce lien se fait à travers la charité, la solidarité des confréries dans la société face aux nouvelles formes de précarité. Les confréries se sont adaptées pour apporter des réponses et prendre en charge des problèmes de précarité dans la société corse », souligne François-Aimé Arrighi, diacre délégué aux confréries pour la Corse-du-Sud.

Venir en aide aux plus démunis, c’est l’action principale des confréries présentes en Corse depuis le Moyen-Âge. Aujourd’hui, les communautés permettent aussi de maintenir un lien social et de perpétuer les traditions.  


 

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