Cour d’appel de Bastia : de 8 à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs

Marc Marie Mattei, David Taddei et Maxime Luciani ont été condamnés à des peines allant de 8 à 5 ans de prison pour une association de malfaiteurs visant des faits commis à Ajaccio en 2016.

Mercredi 4 mars, Marc Marie Mattei, David Taddei et Maxime Luciani ont été condamnés à des peines allant de 8 à 5 ans de prison pour une association de malfaiteurs visant des faits commis à Ajaccio en 2016.
Mercredi 4 mars, Marc Marie Mattei, David Taddei et Maxime Luciani ont été condamnés à des peines allant de 8 à 5 ans de prison pour une association de malfaiteurs visant des faits commis à Ajaccio en 2016. © Pascal Pochard-Casabianca / AFP
Le procès en appel des trois hommes s’était tenu en janvier dernier à Bastia. Ce mercredi 4 mars, le couperet est tombé : des peines allant de 8 à 5 ans de prison ont été prononcées à l’encontre de Marc Marie Mattei (8 ans dont les deux tiers assortis des deux tiers de sûreté), David Taddei (8 ans dont les deux tiers assortis d’une peine de sûreté) et Maxime Luciani (5 ans).

À l’audience, l’avocate générale Clémence Caron avait réclamé entre 10 et 5 ans de prison pour « une équipe de malfaiteurs chevronnés ». Sur le fond, il s’agit d’un dossier complexe, passé entre les mains de cinq juges d’instruction en deux ans, qui a connu plusieurs rebondissements procéduraux.

L’affaire commence le 25 juin 2016 lorsque Marc Marie Mattei est arrêté à Ajaccio. L’homme, bien connu des services de police, circule dans un véhicule volé, cagoule roulée sur la tête et un fusil à l’arrière de son véhicule. Les policiers suspectent un projet d’assassinat, mais l’enquête ne permettra pas d’identifier la victime potentielle. 
 

Impossibilité de mettre au jour un projet criminel précis


L’ADN de plusieurs personnes va être retrouvé dans des objets présents dans la voiture et un important dispositif de surveillance et d’écoutes va être déployé pour tenter de confondre les malfaiteurs. Mais, en dépit de la fusion de plusieurs enquêtes dans un seul et même dossier judiciaire, l’accusation ne pourra pas mettre au jour de projet criminel précis.

Reste alors l’infraction d’association de malfaiteurs, jugée « fourre tout » par la défense des mis en cause. Ces derniers nient avec vigueur avoir eu le projet d’assassiner quiconque, rejettent en bloc l’idée d’une association de malfaiteurs et disent d’ailleurs ne pas tous se connaître.

En première instance, six hommes étaient assis dans le box du tribunal correctionnel d’Ajaccio et les peines prononcées avaient été particulièrement sévères, allant au-delà des réquisitions du parquet. Seuls trois des prévenus avaient été en appel.


 
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