• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Calvi : la paillote « Mar a Beach » va-t-elle devoir fermer ses portes ?

© Sébastien Bonifay/FTVIASTELLA
© Sébastien Bonifay/FTVIASTELLA

Ce samedi après-midi, des commerçants de Balagne se sont mobilisés devant la sous-préfecture de Calvi en soutien au gérant de la paillote « Mar a Beach ». Depuis plus de dix ans, l’association U Levante, notamment, se bat pour faire détruire cet établissement situé à la Revellata.

Par France 3 Corse ViaStella

C'est l'un des endroits les plus courus de Balagne. La saison n'a pas vraiment commencé, mais les clients se ruent déjà à la Revellata, à la paillote « Mar a Beach ». Pour déjeuner à la table de Frank Maraninchi.

En 2000, il ouvre une modeste paillote les pieds dans l'eau. L’affaire se développe en quelques années, jusqu'à devenir l'endroit à la mode. Comme lors du festival Calvi On The Rocks, en juillet.

© Sébastien Bonifay/FTVIASTELLA
© Sébastien Bonifay/FTVIASTELLA


Le problème, c'est que cette paillote est construite sur le domaine public maritime. Sans permis. Mais Franck Maraninchi n'en démord pas, il s'agit d'un terrain de famille, il ne quittera pas les lieux. "Aujourd'hui, je travaille sur ma terre et je ne demande qu'à travailler sur mon terrain, à péreniser mon établissement. Et je ne donnerai pas mon terrain au conservatoire. Mon père, c'est sacré. La terre doit rester au nom de mon père et uniquement", déclare-t-il.

Le conservatoire du littoral ne l'entend pas de cette oreille. Depuis 15 ans, les procédures se multiplient. Dès 2003, un premier jugement condamne Frank Maraninchi à remettre en état les lieux occupés illégalement, mais en vain.

Soutiens


Cinq autres jugements s’en suivent et l’affaire est menée jusqu’au Conseil d’État en décembre dernier. Tous vont dans le sens du premier, mais la paillote est toujours là.

Au grand dam d'U Levante, l'association qui mène le combat depuis le début, et qui a plusieurs fois saisi la justice. "C'est un exemple de laxisme d'État. Malgré les décisions de justice, l'État ne met pas en oeuvre la démolition. Il préfère récupérer un petit peu d'argent avec des amendes. C'est absolument inadmissible", indique l’association sur son site internet.




Frank Maraninchi est soutenu par la mairie de Calvi. Et par les commerçants de la ville qui se sont mobilisés ce samedi après-midi devant la sous-préfecture. La mobilisation est impressionnante. Hors caméra, certains d'entre eux ne cachent pas qu'entre préservation du patrimoine et tourisme, ils ont choisi.

Mais l'association des commerçants demande avant tout une clarification de la situation. "La mairie de Calvi il y a deux ans a demandé une réunion de conciliation auprès du préfet. Jusqu'à aujourd'hui, c'est resté lettre morte. On veut simplement faire cette réunion pour aider notre ami Franck et trouver une solution à l'amiable pour qu'il puisse travailler chez lui", explique Patrick Mattei, président de l'association des commerçants calvais.

Le tribunal de Grande Instance de Bastia se prononcera à son tour sur l'arrêté d'expulsion le 15 mai prochain.


Sur le même sujet

Entretien avec François Charles, président de l'association l'Arcu

Les + Lus