Chèques présumés frauduleux : l'ex-président du SC Bastia relaxé

Pierre-Marie Geronimi, alors président du SC Bastia, lors d'une conférence de presse en janvier 2016. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Pierre-Marie Geronimi, alors président du SC Bastia, lors d'une conférence de presse en janvier 2016. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

L'ex-président du SC Bastia, Pierre-Marie Geronimi, a été relaxé mardi par le tribunal correctionnel de Bastia dans une affaire de chèques présumés frauduleux, pour un montant estimé à deux millions d'euros.

Par GB avec AFP / France 3 Corse ViaStella

Le tribunal correctionnel de Bastia a relaxé mardi après-midi l'ex-président du SC Bastia. Pierre-Marie Geronimi était poursuivi dans une affaire de chèques présumés frauduleux, pour un montant estimé à deux millions d'euros. 

"Les accusations infondées portées à l'encontre de Pierre-Marie Geronimi dans le cadre de cette procédure n'ont pas résisté à l'analyse du tribunal", s'est félicité son avocat Me Julien Pinelli.

Cette décision du tribunal a été accueillie avec un "profond soulagement" par Pierre-Marie Geronimi "dont l'innocence est enfin reconnue", a-t-il ajouté.

Le parquet de Bastia avait ouvert une enquête préliminaire début 2017 à la suite d'un signalement de la Banque de France.

Au total 38 chèques pour un montant total de 2.004.845 euros ont été émis avec un chéquier du club entre le 21 mai 2015 et le 15 juillet 2016, sur un compte frappé d'interdiction bancaire.

L'accusation n'avait pas relevé d'enrichissement personnel de l'ancien dirigeant sportif. Pierre-Marie Geronimi a affirmé lors de son procès que tout était "régularisé" et qu'il n'avait jamais voulu nuire à personne.

Fin janvier, le ministère public a requis huit mois de prison avec sursis, une amende de 30.000 euros, l'interdiction d'exercer une activité professionnelle en lien avec l'infraction ainsi que d'émettre des chèques autres que pour des retraits ou des chèques certifiés pendant cinq ans.

L'ex-président du SC Bastia est déjà sous le coup d'une condamnation de deux ans de prison avec sursis, prononcé en septembre 2017 pour avoir utilisé les fonds d'une société pour régler des dettes de jeux, une affaire sans lien avec sa gestion du club.

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