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Furiani : le collectif Patriotti conteste l’amende d’Antoine Marchini

© Pierrick Nannini
© Pierrick Nannini

Patriotti, le collectif d'anciens prisonniers nationalistes, s’est réuni ce samedi devant la caserne de CRS de Furiani en solidarité avec Antoine Marchini, condamné à payer 177.000 euros d'amende pour des attentats contre cette caserne entre 2001 et 2002.

Par P.S.

Condamné à payer la somme de 177.000 euros de dédommagement pour des attentats, il se retrouve dans une situation financière difficile.

« On m’a fait plusieurs fois des relances, je n’ai jamais répondu à ces relances, et ils se sont renseignés, ils ont réussi à savoir que j’étais au chômage donc ils me ponctionnent sur les allocations chômage tous les mois. Ils me prennent à peu près 130€ par mois sur des allocations de 900€ à peu près », relate Antoine Marchini.

Le lieu du rassemblement choisi ce samedi, la caserne des CRS de Furiani, n'est pas anodin.
Furiani : le collectif Patriotti conteste l’amende d’Antoine Marchini
Intervenants - Antoine Marchini, militant de Patriotti // Felix Benedetti, porte-parole de Patriotti Equipe - Pierrick Nannini, Frédéric Roche

Lors de sa construction, elle a été la cible de deux attentats en l'espace d'un an, entre 2001 et 2002.

Des attentats revendiqués par le FLNC dit des anonymes, une dissidence du FLNC Union des combattants.

Condamné en 2007 par la Cour d'assises spéciale de Paris à 12 ans de prison, Antoine Marchini était présenté par l'accusation comme le chef du groupe clandestin. Treize autres accusés ont été condamnés à des peines allant de 11 ans de réclusion à l’acquittement.
 

"Double peine"

Pour le collectif Patriotti, aux années de prison s'ajoute une double peine due à ces amendes.

« Les anciens prisonniers c’est un peu les oubliés de l’histoire. C’est un peu aussi les oubliés de l’histoire même contemporaine avec la victoire des nationalistes. Mais c’est pas les oubliés de l’Etat français et des services fiscaux. On leur réclame des amendes exorbitantes. On pense que ces amendes exorbitantes sont un message qui nous est adressés à tous, à toute la Corse et on a décidé d’y répondre de façon éminemment politique par l’unité de tous les anciens prisonniers », précise Felix Benedetti, porte-parole de Patriotti

En cumulé, ces amendes s'élèvent à près de 10 millions d'euros.
Il est peu probable que l'Etat renonce à une somme aussi importante.

Patriotti a sollicité un rendez-vous avec la nouvelle préfète de Corse, sans obtenir, pour l'heure, de réponse.



 

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