30 ans de la catastrophe de Furiani : une exposition hommage inaugurée au collège Simon Vinciguerra

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Écrit par A.Bouschon

30 ans après, continuer à faire vivre le devoir de mémoire : les élèves et personnels éducatifs du collège Simon Vinciguerra, à Bastia, ont inauguré ce vendredi une exposition réalisée par leurs soins au sein de l’établissement pour commémorer la catastrophe de Furiani.

Des fleurs bleues et blanches suspendues au plafond et sur les colonnes du préau, et des tableaux affichés dans la cour de l'établissement. Le 5 mai 1992, les élèves du collège Simon Vinciguerra n'étaient pas encore nés. Mais à l'occasion du 30ème anniversaire de la catastrophe de Furiani, ils ont tenu à rendre hommage, à leur manière et aidés par l'ensemble du personnel éducatif, aux 19 disparus et 2.357 blessés.

"C'est quelque chose qui a marqué l'histoire de la Corse. C'est gravé dans la mémoire et c'est important de continuer à en parler", tranche Omaya, en 4ème, accompagnée des hochements de tête affirmatifs de ses camarades. "Moi j'ai une tante qui y était", souffle son amie, à côté d'elle. "Elle a juste été blessée, mais voilà... On en parle quelques fois."

Une commémoration sous la forme d'une exposition, inaugurée ce vendredi 22 avril, en présence de membres du collectif des victimes et d'élus - le maire Pierre Savelli, le député de la 1ère circonscription de Haute-Corse Michel Castellani, le président de la communauté d'agglomération bastiaise Louis Pozzo di Borgo, ou encore la conseillère exécutive en charge de la jeunesse et des sports Lauda Guidicelli, notamment -.

"Les années passent mais les souvenirs restent"

Vêtus en blanc et en bleu, les élèves ont tour à tour chanté, lu des témoignages, joué un morceau avec leurs instruments. 

"On a fait ça dans un esprit de rassemblement et d'union du collège. C'est important de rendre hommage aux victimes qui sont tombées, et de se remémorer la tragédie", avance Jules, 15 ans. La préparation de l'événement, débutée plusieurs mois en avance, lui a permis "de découvrir de nouvelles choses sur ce 5 mai 1992", assure-t-il.

"Les années passent mais les souvenirs restent", glisse de son côté Francesca, 14 ans. "On voulait essayer de faire comprendre à ceux de notre âge, et comprendre, nous aussi, pourquoi cette journée est importante, ce qui s'est passé ce jour-là, et essayer de comprendre comment une journée de fête et d'espérance de victoire est devenue une journée de deuil et de mélancolie."

L'exposition restera en place au sein de l'établissement jusqu'au 5 mai. Un tableau commémoratif sera néanmoins conservé dans la cour de manière permanente. Une façon de continuer à faire vivre le devoir de mémoire.

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