Haute-Corse : quatre appartements d’urgence pour les femmes victimes de violences conjugales

Suite au grenelle sur les violences faites aux femmes, de nouveaux budgets ont été alloués à l'accueil d'urgence des femmes victimes de violences conjugales. Quatre appartements sont en cours d'aménagement en Haute-Corse, ils devraient être opérationnels début 2020.

 Quatre appartements, destinés aux femmes victimes de violences conjugales en situation d'urgence, sont en cours d'aménagement en Haute-Corse, ils devraient être opérationnels début 2020.
Quatre appartements, destinés aux femmes victimes de violences conjugales en situation d'urgence, sont en cours d'aménagement en Haute-Corse, ils devraient être opérationnels début 2020. © Typhaine Urtizverea / FTVIASTELLA
Ce jour-là, dans une commune de Haute-Corse, Véronique Micaelli, architecte d’intérieur, et Serge Risterucci, directeur du centre d’hébergement et de réinsertion sociale Maria Stella, finissent l’aménagement d’un appartement un peu spécial

Si la commune n’est pas nommée, c’est que l’espace accueillera bientôt des femmes de victimes de violences conjugales, dans des situations d’urgence. 
Haute-Corse : quatre appartements d’urgence pour les femmes victimes de violences conjugales



66.000 euros alloués par l’État


Au départ, Serge Risterucci s’est rapproché de Véronique Micaelli pour obtenir quelques conseils. Mais la jeune femme a tout de suite offert ses services. 

Depuis des semaines, elle travaille bénévolement sur quatre appartements qu’elle souhaite transformer en cocons. « Je voulais que, quand on rentre là, on se sente tout de suite en sécurité, avec des rideaux qui camouflent bien les fenêtres, des couleurs chaleureuses, et avec des matières chaleureuses aussi comme de la laine, du bois. En fait, je voulais que ce soit digne », souligne l’architecte d’intérieur. 

 

Pour les louer, les rénover, les aménager, et accompagner les personnes qui y seront hébergées, l'État a alloué une enveloppe de 66.000 euros sur la période d'août à décembre 2019. « Ce sont des financements qui ont été débloqués très rapidement dans le cadre du Grenelle. C'est une mesure de 10 places que nous avons portée, parce que le financement nous le permettait sur le type d'appartements que nous avons captés, à une quinzaine voire une vingtaine de places vraiment dans de l'urgence », soutient Serge Risterucci. 

Les femmes hébergées pourront rester gratuitement pour de très courts séjours, entre quelques jours et quatre semaines maximum, le temps pour elles de prendre un nouveau départ.


 
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