Interpellation de militants nationalistes : Sulidarità persiste à dénoncer une "extrême violence"

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conférence de presse ©S.bonifay/ftv

En début de semaine, trois personnes étaient interpellées dans le centre-ville de Bastia, alors qu'elles traçaient des inscriptions à la bombe sur les murs de plusieurs bâtiments. Une interpellation musclée, selon Sulidarità et Nazione, qui affirment détenir des preuves de violences commises par les forces de l'ordre. Sulidarità tenait ce samedi une conférence de presse.

"Pluie de coups, insultes anti-corses, brimades, tentative d'intimidation..." A la tribune, Thierry Casolasco, président de l'association Sulidarità, n'en démord pas :

L'interpellation par les forces de l'ordre de trois jeunes militants de Nazione, dans la nuit du 8 au 9 avril derniers, dans le centre-ville de Bastia, ne s'est pas faite selon les règles.

Depuis plusieurs jours, l'association et le parti indépendantiste dénoncent "une extrême violence".

Contactées par nos soins, les autorités avaient affirmé en début de semaine qu'aucune violence n'avait été commise sur les trois militants qui ont été depuis lors placés sous contrôle judiciaire en attendant leur convocation devant la justice, alors qu'une enquête a été ouverte pour dégradations aggravées.

Une réponse qui, pour Sulidarità, est "une tentative de manipulation de l'opinion publique par le biais d'une propagande de désinformation qui vise à camoufler les bavures commises contre notre jeunesse avec la complicité passive des services de l'état".

De leur côté, les autorités démentent toujours toute violence inappropriée. 

Vidéos et ITT

Thierry Casolasco l'affirme, les militants "ont pris les coups en gros. On a des vidéos où on le voit clairement. Et deux ITT ont été délivrées, comme le prouvent les papiers signés par les OPJ du commissariat de Bastia".

Maître Marc-Antoine Luca, l'un des avocats des militants, le confirme. "Deux des trois jeunes ont eu une ITT, l'une légère, et l'autre qui pourrait faire l'objet d'une aggravation. Et effectivement, on a des vidéos, où l'on voit bien qu'ils ne se débattent pas. De surcroît, le fait qu'ils ne soient pas poursuivis pour rébellion en atteste déjà. En règle générale, quand on retrouve de telles séquelles dans un dossier, c'est qu'il y a eu rébellion, voire des actes de violences à l'égard des forces de l'ordre. Mais on tient à dire que ce sont uniquement les CRS qui ont été les auteurs de ces violences, et de ses brimades. La police nationale, pour sa part, s'est très bien comportée envers les militants".

Ces vidéos, pour l'heure, n'ont pas fait surface sur les réseaux sociaux. "On les montrera si c'est nécessaire", conclut Thierry Casolasco. "On les garde sous le coude au cas où, dans l'éventualité d'un procès".

L’organisation d’une réunion sur le thème de la répression toutes obédiences confondues

Sulidarità a mis à profit cette conférence de presse, tenue "dans un contexte de violence extrême qui peut à tout moment nous faire basculer vers un nouveau drame", pour appeler "toutes les forces politiques, syndicales et associatives de notre pays à l’organisation d’une réunion sur le thème de la répression toutes obédiences confondues".

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