Maison d’arrêt de Borgo : un détenu en grève de la faim et de la soif pour protester contre ses conditions de détention

Incarcéré depuis plus d’un an, le prisonnier âgé de 30 ans a entamé une grève de la faim et de la soif depuis le 11 février. Il dénonce un placement à l'isolement "injustifié" et réclame un transfert sur le continent pour pouvoir recevoir des soins 

Illustration. Le centre pénitentiaire de Borgo en Haute-Corse.
Illustration. Le centre pénitentiaire de Borgo en Haute-Corse. © FTV

 

Un placement à l’isolement « injustifié » et un refus de transfert dans un autre établissement pénitentiaire pour pouvoir recevoir des soins médicaux : c’est ce que dénonce un détenu incarcéré depuis février 2019 à la maison d’arrêt de Borgo et en attente de jugement.

Par la voix d’un communiqué, ses avocats Maître Anna-Livia Guerrini et Maître Marc-Antoine Luca, ainsi que sa famille, interpellent l’opinion publique sur ses conditions de détention.

En effet, le mercredi 10 février, le prisonnier a été extrait de sa cellule pour être placé en garde-à-vue dans le cadre d’une enquête visant des dégradations commises aux domiciles de plusieurs surveillants de la maison d’arrêt de Borgo.

« Aucune charge n’a été retenue contre lui, précise Me Guerrini. Mais il a toutefois été placé à l’isolement ». Une mesure « injustifiée », selon le principal intéressé, ses conseils et ses proches.

Gravement brûlé

D’autant que le prisonnier réclame depuis plusieurs mois un transfert sur le Continent pour pouvoir recevoir des soins spécifiques, ayant subi de graves brûlures il y a deux ans.

Pour protester contre des conditions de détention jugées « inadaptées et iniques », le prisonnier a entamé une grève de la faim et de la soif jeudi 11 février.

Contactée par la rédaction de France 3 Corse ViaStella, l’administration pénitentiaire n’a pas encore répondu.

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