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Rapprochement en Corse : la lettre ouverte de Pierre Alessandri et Alain Ferrandi

Le rapprochement (impossible) de Pierre Alessandri (G) et Alain Ferrandi, condamnés à perpétuité pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac. / © AFP
Le rapprochement (impossible) de Pierre Alessandri (G) et Alain Ferrandi, condamnés à perpétuité pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac. / © AFP

Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, condamnés à perpétuité pour l'assassinat, en 1998, du préfet de Corse Claude Erignac, ont adressé une lettre ouverte pour exprimer leur ressentiment concernant le refus de leurs rapprochements en Corse, au terme d'une période de sureté de 18 ans.  

Par GB / France 3 Corse ViaStella

Dans cette lettre de trois pages, datée du 7 juin 2018, les deux nationalistes corses, membres du commando Erignac déclarent avoir "le sentiment d’être stigmatisés" et de faire "l’objet d’une discrimination évidente alors que d’autres détenus condamnés pour « faits de terrorisme » ont déjà été rapprochés de leur famille."

Pierre Alessandri (61 ans) et Alain Ferrandi (58 ans) ont été condamnés à perpétuité pour l'assassinat, en 1998, du préfet de Corse Claude Erignac.

Les deux hommes, détenus en région parisienne dans les centres pénitentiaires de Fresnes et Réau, expliquent avoir entamé le 21 mai 2017, au terme d'une période de sûreté de 18 ans, "comme nous y autorise la loi, les démarches administratives nécessaires à l’obtention d’un aménagement de peine".

Rapprochement à Borgo, fin de non-recevoir


Malgré des avis favorables de commissions d'évaluation, notamment quant à leur sortie du registre des Détenus Particulièrement Signalés (DPS), la Direction des Affaires Pénitentiaires a refusé le 30 mai leurs demandes de transfert au centre pénitentiaire de Borgo (Haute-Corse), dans le cadre d’un rapprochement familial.

"Serions-nous les victimes collatérales des tensions qui opposent le gouvernement à la majorité territoriale depuis le 06 février 2018 ? Ou sommes-nous, plus simplement, les boucs-émissaires d’une vengeance d’Etat qui ne veut pas dire son nom et qui se poursuivra sans fin, malgré notre condamnation et l’accomplissement de notre peine ?", s'interrogent Pierre Alessandri et Alain Ferrandi.

 

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