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Incendie : la nécessaire « révolution culturelle » face au réchauffement climatique

© Petru Turchinu/Facebook
© Petru Turchinu/Facebook

Des incendies en plein cœur de l'hiver, le phénomène n'a pas manqué d'étonner. L'ampleur de ces feux s'explique notamment par le fait qu'une violente tempête s'est abattue sur un territoire victime de la sécheresse. Ceci révèle une fois de plus les changements climatiques à l'œuvre.

Par France 3 Corse ViaStella

2 000 hectares de forêt et maquis brûlés au mois de  janvier c'est du jamais vu en Corse. Une tempête d'hiver et la sécheresse cumulée des dernières  années, les risques majeurs s'entrecroisent de plus en plus souvent et transforment un paysage familier et intime en menace absolue, sans répit.
Jean Antoine Demedardi est spécialiste de ce domaine.  Pour lui cette alerte au cœur de l'hiver venue de la très verdoyante Castagniccia concerne tout un chacun. « Aujourd’hui le maquis corse c’est une meule de foin aux portes du désert. Jusqu’à présent notre culture a été basée sur une constante des conditions.

Depuis 200 ans on est habitué à des conditions climatiques qui font que l’on crée notre culture. Ces conditions climatiques changent. Donc on a vu que quoi qu’on fasse dans les 100 ans qui viennent, les conditions risquent de s’empirer et non pas d’aller vers du positif. Donc on est obligé de changer notre culture, notre rapport à l’environnement pour entrer dans ce qu’on appelle une démarche de résilience vis-à-vis de ces risques
», explique-t-il. 

« Vivre en paix »


Tourner le dos à  la déprise agricole, repenser l'aménagement du territoire ? Il faudrait aller très vite... alors que le niveau déjà atteint de CO2 dans l'atmosphère booste partout la croissance des maquis et forêts.

Incendie : la nécessaire « révolution culturelle » face au réchauffement climatique
Intervenant : Jean-Antoine DEMEDARDI, Spécialiste des risques majeurs. Reportage : ANTOMARCHI Florence ; AGOSTINI Stéphane ; MORDIN Anastasia.


« La Corse n’a jamais été aussi couverte en terme de phytomasse donc on est obligé de vivre avec. Ce qu’il va falloir faire maintenant, c’est comment on va s’habituer, comment on va faire en sorte de vivre en paix avec cette source de danger qui devient énorme ? », continue Jean-Antoine Demerdardi.

Des questions qui appellent à une profonde « révolution culturelle ». Sortir de la seule gestion de (chaque) catastrophe pour s'inscrire enfin dans une vision à  long terme de l'écosystème.


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