Justice : André Bacchiolelli mis en examen et incarcéré dans le Vaucluse

Selon nos confrères de Corse-Matin, André Bacchiolelli a été mis en examen et incarcéré à la prison du Pontet dans l'enquête sur la tentative d'assassinat de Guy Orsoni en 2018. Membre présumé de la bande du Petit Bar, il avait été interpellé le 5 juillet à Bastelicaccia alors qu'il était en cavale.
© Damien MEYER / AFP

L'information a été révélée par nos confrères de Corse-Matin. Selon le quotidien régional, André Bacchiolelli a été mis en examen le 9 juillet par un magistrat de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (Jirs) dans le cadre de la tentative d'assassinat sur Guy Orsoni en septembre 2018.

"M. Bacchiolelli a été mis en examen des chefs de tentative d’homicide volontaire en bande organisée, d’association de malfaiteurs et de recel en bande organisée. Il a été placé sous mandat de dépôt le 9 juillet", a confirmé à l’AFP la procureure de Marseille Dominique Laurens.

Membre présumé de la bande du Petit Bar, ce quinquagénaire a été incarcéré au centre pénitentiaire d'Avignon-Le Pontet, dans le Vaucluse.

Arrêté près d'Ajaccio

Interpellé le 5 juillet à Bastelicaccia, alors qu'il circulait sur un scooter, André Bacchiolelli était recherché depuis plus de neuf mois dans le cadre de cette tentative d'homicide. Ce sont les hommes de la section de recherche de la gendarmerie de Corse qui l'avaient arrêté. Le propriétaire du deux-roues sur lequel il circulait avait lui aussi été interpellé et transféré vers la Jirs de Marseille.  

Défavorablement connu de la justice, André Bacchiolelli est également mis en examen dans deux dossiers joints, celui de l'assassinat de l'avocat Antoine Sollcaro et celui de la tentative d'homicide contre Charles Cervoni. Deux affaires remontant à l'année 2012 et pour lesquelles le parquet de Marseille a requis en mars dernier le renvoi des mis en cause devant une cour d'assises.

D'autres personnes toujours recherchées

Dans le cadre de la tentative d'assassinat sur Guy Orsoni, cinq personnes avaient déjà été mises en examen, dont Jacques Santoni, chef présumé du Petit Bar.

En septembre 2020, plusieurs individus supposés appartenir à la bande criminelle ajaccienne avaient échappé à une première vague d'interpellations menée par la police judiciaire d'Ajaccio. Parmi eux, André Bacchiolelli, ainsi que Pascal Porri. Également présenté comme un lieutenant de Jacques Santoni, ce dernier est toujours recherché dans le cadre de cette affaire.

Lui aussi en cavale, Mickaël Ettori est quant à lui poursuivi dans le volet financier de la procédure visant le gang ajaccien.

Selon une enquête de l'inspection générale de la police nationale, ces personnes auraient bénéficié de fuites de la part d'un policier du commissariat d'Ajaccio leur permettant d'échapper au coup de filet du 28 septembre 2020. 

Après ce fiasco, la police judiciaire en Corse avait été déssaisie du dossier au profit de la gendarmerie. Ce sont d'ailleurs les gendarmes qui avaient procédé à la deuxième vague d'interpellations du 10 janvier dernier dans le cadre de la vaste enquête financière instruite par la Jirs à l'encontre du Petit Bar.

Dans cette affaire, Jacques Santoni et le promoteur immobilier Antony Perrino avaient notamment été interpellés et placés en détention sur le continent.

 

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