La Corse, refuge touristique des vacanciers français

La saison touristique semble sauvée. Malgré le regain de l’épidémie sur l’île, l’afflux de touristes est resté stable sur l’ensemble du mois de juillet. La fréquentation ferait presque penser à une saison hors-covid avec des chiffres majoritairement satisfaisant pour les professionnels du secteur.

71%. C’est le taux moyen d’occupation des logements durant le mois de juillet. Un chiffre qui confirme la tendance de la saison : les touristes sont bien présents en Corse cet été. Pour plus de la moitié des établissements, c’est une satisfaction. Ce taux d’occupation est en hausse par rapport à juillet 2020, mais en baisse par rapport à juillet 2019.

Une fréquentation stable que valide la compagnie aérienne Air Corsica, premier transporteur vers l’île. Le rebond de fréquentation a bel et bien lieu par rapport à l’année dernière. « Un programme de vols normal pour l'été 2021, équivalent à celui de l'été 2019 en terme de sièges offerts », soit jusqu'à 10.000 par jour.

La clientèle étrangère s'absente

« Il y a beaucoup moins d’étrangers. J’ai eu des Italiens et des Polonais, Mais où sont les Américains, les Australiens ou ceux originaires des pays d’Europe de l’est ? » s’interroge David Euksuzian responsable de salle au café la poste de Bonifacio. Habituellement, la rue Fred Scamaroni grouille de touristes et les langues étrangères y sont coutumières. 

Alors ce restaurateur « espère qu’ils vont venir, et qu’on va retrouver la bonne dynamique qu’il y a toujours eu à Bonifacio ». Sans surprise, on observe une forte baisse de la clientèle étrangère : environ seulement 11 à 13% d’étrangers sont présents en Corse cette année contre près de 30% en moyenne en temps normal. 

Les hôtels tirent leur épingle du jeu

Seul impact de la crise sanitaire les pratiques touristiques se sont adaptées. Les hébergements locatifs (gîtes, bateaux, appartements meublés, chambres d’hôtes …) sont largement plébiscités par les visiteurs. Les campings subissent de plein fouet ces changements de réservations et enregistrent exceptionnellement un taux d’occupation au plus bas : seulement 45%.

Ce sont les hôtels quatre et cinq étoiles qui s’en sortent le mieux. Avec près de 80% des chambres réservées, ces hébergements haut de gamme enregistrent le taux d’occupation le plus élevé. « Du 14 juillet au 15 août, nous bénéficions toujours d’une fréquentation élevée, il n’y a rien d’étonnant, ni d’exceptionnel, c’est conforme aux années précédentes », se félicite Stéphane Sindali, gérant de l’hôtel Radison Blue. Mais il tient à rester prudent : « il va y avoir l’arrière-saison qu’il va falloir commercialiser, mais tout dépendra du regain épidémique. »

Pour septembre et octobre, tout reste à faire

Les perspectives du mois d’août sont réjouissantes. Hébergements locatifs comme collectifs enregistrent des taux de réservation satisfaisants avec respectivement 81 et 75%. 

Mais pour l’arrière-saison, rien n’est sûr. Seul un professionnel sur deux est content des locations fixées pour le mois de septembre. « Tout reste en suspens », témoigne Nathalie Bar, responsable de Cors’Alpha Touring. Les réservations de dernières minutes ont été privilégiées cet été. 

Alors la nouvelle flambée de l’épidémie et les probables restrictions sanitaires supplémentaires conditionnent encore les vacances des touristes. « On devrait avoir des confirmations de devis […], donc on continue notre rôle de pédagogie pour rassurer les clients tout en allant dans le sens des mesures. Évidemment en prenant le maximum de précaution. »

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