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Les sacs plastiques disparaissent de la plupart des commerces

La fin des sacs plastiques
Depuis le 1er juillet 2016, les sacs d'épaisseur inférieure à 50 micromètres ne peuvent plus être distribués aux clients. Interviews : Pascale Paravisini, Pharmacienne; Micro-trottoirs; Michèle Orlandi Directrice générale adjointe du pôle technique de la CAPA

Depuis le 1er juillet, les sacs plastique fins distribués aux caisses des commerces sont interdits et sont remplacés par des sacs en papier, en tissu ou en plastique épais afin de lutter contre le gaspillage et la pollution.

Par Pierre-Olivier Casabianca



En Corse les sacs plastiques sont bannis des supermarchés depuis 2003. Depuis le 1er juillet dernier, ces sacs d'épaisseur inférieure à 50 micromètres sont également interdits sur les marchés, les boulangeries, boucheries, pharmacies, drogueries. L'application de cette mesure, prévue dans la loi sur la transition énergétique d'août 2015, était prévue au 1er janvier 2016 mais avait été repoussée par le gouvernement pour donner aux commerçants et aux industriels le temps de préparer la transition.

Les sacs plastiques fins distribués dans les rayons fruits et légumes des supermarchés sont toujours autorisés. Ils seront interdits, eux aussi, à partir du 1er janvier 2017.  Chaque année, 12 milliards de ce type de sac sont consommés en France. Avec les même conséquences que les sacs distribués aux caisses.

Les sacs plastique fins, qui ne peuvent pas être réutilisés, sont à l'origine d'un gaspillage énorme (5 milliards d'exemplaires distribués en caisse chaque année en France) et mettent plusieurs centaines d'années à se dégrader. Pour ceux qui atterrissent dans la nature, ils sont une source de pollution, en particulier pour les océans: la faune marine et les oiseaux de mer les ingèrent. Selon le ministère de l'Environnement, les estomacs de 94% des oiseaux de la mer du Nord contiennent du plastique et 86% des espèces de tortues marines.


Les sacs "biosourcés"

Le décret de mars 2016 autorise seulement des sacs "biosourcés" - composés d'un mélange de plastique et d'amidon de maïs ou de pomme de terre - et compostables par des particuliers. La teneur en matériaux biosourcés devra être de 30% à partir du 1er janvier 2017, puis 40% en 2018, 50% en 2020 et 60% en 2025. Plusieurs industriels ont mis au point ce type de sac qui, sous réserve qu'ils soient compostés, se décomposent en eau et en CO2. Les entreprises françaises, qui ne produisaient que 2,6 milliards de sacs plastique sur les 17 milliards distribués en caisse et aux rayons fruits et légumes, entendent bien tirer leur épingle du jeu dans ce nouveau cadre réglementaire. Sphère, Styl Pack, Limagrain, Barbier, Bagherra, La Française des plastiques notamment sont sur les rangs.

Le coût unitaire d'un sac sera de quelques centimes, comparé à environ 0,5 centime pour un sac en plastique fin dont 80% sont importés, en
général d'Asie.  Selon le ministère de l'Environnement, "le développement de ces nouveaux plastiques biosourcés permettra de créer 3.000 emplois sur le territoire national". 

Les tortues, dauphins ou oiseaux, premières victimes des sacs plastiques jetables

Les tortues, dauphins ou oiseaux sont les premières victimes des sacs plastiques jetables. Les tortues avalent les sacs plastiques dérivant dans l'eau, qu'elles confondent avec des méduses. La matière provoque des occlusions intestinales et l'animal finit souvent par mourir de faim après des semaines de souffrance.

Même en petits morceaux, le sac plastique reste indigeste. Il se retrouve en microparticules dans l'estomac des tortues ou poissons, souligne
Mariane Aimar, responsable pédagogique de l'Ecole de la mer, en Guadeloupe. Pour elle, il faudrait une concertation régionale dans toute la Caraïbe, pour en finir avec les sacs. "Si tout le monde arrête vraiment, on peut s'attendre à des effets dès l'année prochaine".

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