Loi Notre : le projet de coopération intercommunale ne fait pas l'unanimité

© France 3 Corse
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Les maires de Corse du Sud ont exprimé leur déception face au projet de coopération intercommunale, dans le cadre de la loi Notre sur la réorganisation du territoire. Ces intercommunalités pourraient passer de onze à cinq, avec des regroupements selon les bassins de vie.

Par France 3 Corse

Le projet de coopération intercommunale propose d'organiser la Corse en cinq intercommunalités au lieu de onze aujourd'hui, afin de mutualiser les moyens et les équipements pour faire des économiesUne déception pour les seize maires, le conseil communal et les sociaux professionnels de l'Alta Rocca qui avaient fait le déplacement.

Pour Pierre Marcellesi, président de la communauté de communes de l'Alta Rocca, "c'est la douche froide. Après avoir annoncé que nous étions dans un immense ensemble en Corse du Sud, après avoir annoncé que nous étions dans un ensemble intermédiaire coupé en deux, on est maintenant englouti" dans une grande communauté de communes avec le sud corse et la côte des nacres.

"Nous voulons que les volontés des élus, des territoires et des populations soient respectées. On veut que l'identité de ces territoires soit respectée, comme pour l'Alta Rocca, qui est un territoire pertinent et cohérente. C'est l'une des plus anciennes intercommunalités constituées de l'île, qui a un budget propre et qui oeuvre au quotidien sur ses territoires ruraux et montagnards, si souvent oubliés" ajoute Pierre Marcellesi.

"Une carte q​ui s'inspire des bassins de vie"

Le projet de coopération intercommunale prévoit la fusion des communes des Deux-Sevi et du Liamone, l'extension du périmètre de la communauté de communes Sartenais Valinco avec cinq communes du Taravo, l'autre partie du Taravo rejoindrait le périmètre de la piève de l'Ornano. Le rapprochement des communautés de communes de la haute vallée de la Gravone et de la vallée du Prunelli avec la communauté d'agglomération du pays ajaccien est également prévu. 

"Cette carte proposée par l'Etat s'inspire de la réalité des bassins de vie. L'enjeu est d'identifier les solidarités territoriales et locales qu'il faut organiser dans la carte" indique Christophe Mirmand, préfet de Corse.

Les communes et les intercommunalités ont deux mois pour émettre un avis sur ces propositions. La nouvelle carte sera définitivement arrêtée le 31 mars 2016.

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