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Menace de marée noire sur la Riviera italienne et la Côte d'Azur

ILLUSTRATION - Menace de marée noire sur la Riviera italienne et la Côte d'Azur / © JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
ILLUSTRATION - Menace de marée noire sur la Riviera italienne et la Côte d'Azur / © JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Une nappe de pétrole de quelque deux kilomètres de long et 500 mètres de large menace la côte italienne vers Gênes mais aussi la Côte d'Azur en France, ont indiqué samedi les autorités italiennes, affirmant cependant que le risque d'une nouvelle pollution était écarté.

Par France 3 Corse ViaStella avec AFP

Le pétrole provient vraisemblablement d'une raffinerie au nord de Gênes (nord-ouest), où la fuite d'un oléoduc le week-end dernier a déversé de grandes quantités de brut dans un torrent voisin. Les secours avaient vite réussi à construire une digue provisoire pour empêcher le pétrole de se répandre et commencé à le pomper, jusqu'à ce que de fortes pluies dans la nuit de vendredi à samedi détruisent une digue.

Une nappe de 2 km de long

La nappe qui s'est échappée se déplaçait lentement samedi vers l'ouest du port de Gênes, en Méditerranée, faisant redouter une pollution sur des plages de la zone frontalière entre Italie et France.

Les autorités portuaires de Gênes et le gouvernement ont affirmé que les barrières flottantes mises en place dans l'embouchure du torrent avaient ensuite été efficaces pour éviter d'autres fuites d'hydrocarbures.

"La situation est délicate mais sous contrôle", a déclaré le ministre des Transports et des Infrastructures Graziano Delrio, alors que des pluies intenses étaient annoncées pour samedi soir.

Le maire de Gênes, Marco Doria, a affirmé que la nappe la plus large, mais aussi plusieurs petites qui ont été repérées par des pêcheurs et des gardes-côtes en Méditerranée, étaient sans doute dues à l'incident de la raffinerie le 17 avril. Du pétrole s'était alors déversé dans le torrent Polcevera qui se jette dans la mer à l'ouest de Gênes.

"D'un point de vue environnemental, je suis tranquille. Il n'y a pas eu de nouvelles fuites vers la mer", a déclaré Gianfranco Benedettil, responsable sécurité de la raffinerie Iplom. "Il ne reste plus grand chose dans la Polcevera, le gros du pétrole a été pompé", a-t-il ajouté.

Gênes est située au milieu de la Riviera italienne, près de stations balnéaires célèbres comme Portofino et de plusieurs réserves naturelles, dont la région des Cinq Terres.

Vigilance renforcée en Méditerranée 

En France, la Préfecture maritime de la Méditerranée basée à Toulon (sud-est) a indiqué dans un communiqué avoir "immédiatement ordonné au Centre régional de surveillance et de sauvetage (CROSS) Méditerranée une vigilance renforcée et un suivi des conditions météorologiques dans la zone".


Dans le même temps "un vol de surveillance maritime a été réalisé par un avion Falcon 50 de la Marine nationale" française, a indiqué la préfecture maritime. "Ce vol n'a permis de détecter aucune nappe de pollution dans les approches françaises et dans les eaux internationales jusqu'au large de Savone" (à l'ouest de Gênes), a-t-elle précisé.

De nouveaux vols sont prévus dimanche et les jours suivants.

Pas de risque en Corse

"Il n'y a pas de crainte à avoir pour la Corse" en l'état actuel des choses, a également indiqué samedi la Préfecture maritime de la Méditerranée. "Les vents sont de secteur Sud-Ouest, ce qui est plutôt favorable". 

En Corse, le président du Conseil exécutif, Gilles Simeoni a toutefois appelé dans un tweet à "[la] solidarité et [la] vigilance". Un appel relayé par le président de l'Assemblée territoriale Jean-Guy Talamoni et le président de l'Office des transports de la Corse Jean-Félix Acquaviva.




 

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