Primaire à droite : quels sont les programmes des candidats pour la Corse ?

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Ce dimanche les sympathisants de droite et du centre sont appelés à voter pour choisir leur candidats en vue des élections présidentielles. Cinq des candidats à la primaire ont fait escale en Corse. Autonomie, Collectivité unique, fiscalité, que proposent-ils pour la Corse ?


Depuis le début de la campagne officielle des primaires de la droite et du centre, cinq candidats se sont rendus en Corse : Alain Juppé, François Fillon, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Jean-Frédéric Poisson. Pour eux, c’était l’occasion de préciser leur position sur certains grands thèmes chers à l’île : autonomie, Collectivité unique, fiscalité, etc.

Alain Juppé

4 Octobre 2016. Alain Juppé est le premier à se rendre sur l'île. Fort d'importants soutiens insulaires, il expose son programme pour la Corse. Il milite pour le report de la collectivité unique et la reconnaissance des spécificités insulaires en matière de fiscalité. Alain Juppé propose une loi spécifique pour la Corse. Pour lui, « l’autonomie n’est pas la séparation ».

Nicolas Sarkozy

Le 19 octobre c'est au tour de Nicolas Sarkozy de débarquer en terrain conquis sur le territoire ou il a réalisé ses meilleurs scores aux élections présidentielles.
Mais il doit faire face au désistement de quelques uns de ses soutiens. Comme Laurent Marcangeli député maire d'Ajaccio. Nicolas Sarkozy arrive plein de promesse, avec notamment une modification de la constitution pour y insérer le statut fiscal de la Corse.

Jean-Frédéric Poisson

Quelques jours plus tard, c'est dans la plus grande discrétion que Jean-Frédéric Poisson rencontre ses quelques militants insulaires à Ajaccio.

Bruno Le Maire

La visite de Bruno Le Maire aura, elle, été beaucoup plus mouvementée. L'ancien ministre de l'agriculture s'est montré maladroit au moment d'évoquer le cas des prisonniers nationalistes : « Je ne suis pas favorable au rapprochement des prisonniers, je pense que ce n’est pas l’intérêt de la Corse », déclare-t-il sur le plateau de France 3 Corse ViaStella.

Une opposition au rapprochement qui fait grincer des dents ses soutiens insulaires. Bruno Le Maire fait volteface : « Je veux qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur mes positions : il y a des rapprochements qui sont décidés aujourd’hui sous l’autorité du juge. A partir du moment où le juge le décide, ça ne me pose aucune dificulté », explique le candidat dans la même journée.

François Fillon

La visite de François Fillion aura été bien localisée, A Porto-Vecchio, chez son principal soutien Camille de Rocca Serra. Ni grandes annonces, ni programme spécifique. Mais à l'instar de ses concurrents l'ancien premier ministre s'est montré hostile à certaines délibérations de l'assemblée de Corse : « C’est la République française ici, et sur le territoire de la République française il ne peut pas y avoir de statut de résident. Et je suis favorable au bilinguisme mais pas à la substitution de la langue corse à la langue française », déclare le candidat.

Pour résumer

Si l'on s'en tient aux engagements de campagne des 5 candidats venus en Corse :

Tous sont favorables à un report de la collectivité unique.
Tous sont pour le maintien des dérogations fiscales.
Tous ou presque se prononcent en faveur d’un rapprochement des prisonniers nationalistes.

Seuls Alain Juppé et Nicolas Sarkozy proposent une loi spécifique pour la Corse. L'ancien Président de la République va même jusqu'à parler de modification de la constitution.