Qu'attendent les politiques corses de la venue d'Edouard Philippe?

Durant deux jours, le premier ministre va sillonner la Corse, et rencontrer les élus insulaires. Des élus qui sont très diversement disposés à son égard, alors que le climat entre la majorité nationaliste et le gouvernement n'est pas franchement au beau fixe...
La visite du premier ministre permettra-t-elle renouer les liens du dialogue avec les élus nationalistes?
La visite du premier ministre permettra-t-elle renouer les liens du dialogue avec les élus nationalistes? © Photo Jean-Pierre Clatot/AFP

Le planning est chargé.

Mais un entretien est prévu entre Gilles Simeoni, Jean-Guy Talamoni et le premier ministre, dès que dernier aura posé le pied en Corse, demain après-midi. 

Après leur boycott d'Emmanuel Macron à Cozzano, en avril dernier, l'heure serait-elle au dégel?

Pas sûr. 

 

La majorité régionale attend "un acte II" des relations entre la Corse et Paris
La majorité régionale attend "un acte II" des relations entre la Corse et Paris © MaxPPP/ AFP (PATRICK KOVARIK)

 

L'apostrophe lancée par Gilles Simeoni à Edouard Philippe ce week-end à Bastia lors du rassemblement de Femu a Corsica ne laisse guère planer de doutes...
 

La Corse a envoyé le signal fort que plus rien ne serait comme avant...
L'Etat français doit entendre ce message et doit le prendre en compte. Ecoutez le monsieur le premier ministre!


Le ton de la visite risque apparemment d'être raccord avec celui employé, depuis des mois, dans les échanges entre Paris et la Corse. 
Comprenez, pas vraiment cordial...

Mais le premier ministre n'aura pas pour uniques interlocuteurs les nationalistes, durant ces deux jours sur l'île. 
Plus largement, qu'attendent les élus insulaires de la venue d'Edouard Philippe?

 

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