"On ne s'en sortira pas sans la vaccination, mais la vaccination nous en sortira."

Philippe Sansonetti, biologiste de renom, est l'invité de France 3 Corse Viastella. Il nous livre son sentiment sur l'évolution de la situation épidémique, et les espoirs de vaccin. 

Le professeur Philippe Sansonetti a répondu aux questions de France 3 Corse Viastella
Le professeur Philippe Sansonetti a répondu aux questions de France 3 Corse Viastella © Viastella

Il est microbiologiste à l'institut Pasteur, et professeur au Collège de France. Philippe Sansonetti est un ponte reconnu dans son domaine. Il a accepté de répondre à nos questions. 
Morceaux choisis :

"Nous reprenons le contrôle de l'épidémie après ces premières semaines. Les confinements ont montré leur efficacité depuis le début. Mais le problème est moins la reprise du controle que le maintien du contrôle. Il faut trouver une formule d'isolement. si l'on ne peut pas isoler les cas positifs, on ne va pas s'en sortir. Le virus continuera de circuler et réapparaîtra d'une manière ou d'une autre.""La disponibilité des vaccins ne sera assurée que sur les moyen, long termes. Alors il faudra définir des priorités. Les personnels soignants, les personnels exposés par leur profession, les personnes âgées..."
"Une vaccination globale sera nécessaire. Il faut protéger les gens individuellement, bien sûr, mais également l'ensemble de la collectivité de manière à finir par bloquer totalement la circulation du virus."
Le docteur Philippe Sansonetti a publié, au printemps dernier, Tempête Parfaite, chronique d'une pandémie annoncée, aux éditions du Seuil.
Le docteur Philippe Sansonetti a publié, au printemps dernier, Tempête Parfaite, chronique d'une pandémie annoncée, aux éditions du Seuil. © Le Seuil
"Le vaccin pourrait signifier la fin de l'épidémie. Ca a été fait, très efficacement avec la variole. Ca peut prendre un peu de temps mais avec les moyens considérables mises oeuvre c'est un objectif envisageable. On ne s'en sortira pas sans la vaccination, mais la vaccination nous en sortira.""Je regrette qu'on ait pas fait d'études dédiées, plus ciblées. concernant les salles de concert, les cafés et restaurants, les cinémas, l'intérieur et l'extérieur.
Tout cela nous manque considérablement dans le pilotage et explique les difficultés qu'on a pour savoir ce que l'on doit laisser ouvert, ou fermé." 

"Je pense que c'est un problème de discipline individuelle et collective. Si les mesures de restriction et les mesures barrière sont suivies, on doit pouvoir s'en sortir sans traumatiser un certain nombre de corporations, qui souffrent terriblement."



 
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