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SNCM : les syndicats signent le plan de sauvegarde de l'emploi

© MaxPPP
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Les syndicats majoritaires de la SNCM ont signé le plan de sauvegarde de l'emploi. Cet accord était un préalable pour lever le mouvement de grève, entamé il y a 10 jours, après la décision du tribunal de commerce de Marseille d'attribuer la reprise de la compagnie à Patrick Rocca.

Par France 3 Corse avec AFP

Les syndicats CGT et CFE-CGC (majoritaires), ainsi que la CFDT, la CFTC, et le Sammm (Syndicat autonome des marins de la marine marchande), ont signé le protocole d'accord, qui doit encore être validé par la Direccte (ancienne direction du travail). 

Cet accord précise les conditions des 583 suppressions d'emplois (sur un peu plus de 1.400) après des négociations avec les actionnaires sortant (Transdev à 66%, Etat à 25%, les 9% restant étant détenus par les salariés).

Les négociations ont permis de détailler les conditions de reclassements ou de licenciements selon les cas, les mutuelles, les retraites et les conditions d'indemnisation des salariés actionnaires. 

Le projet de reprise de Patrick Rocca, 50 ans, dont le groupe comprend 27 sociétés dans le transport, l'immobilier ou les déchets, prévoyait la reprise de 845 salariés (873 en comptant les filiales). Trois autres projets de reprise avaient été déposés, par le consortium d'entreprises corses Corsica Maritima, le groupe Baja Ferries et l'ex-directeur du port de Marseille Christian Garin, associé à l'armateur grec Arista.

La grève n'était pas dirigée contre Patrick Rocca, avaient pris soin de préciser les organisations syndicales, mais avait pour vocation de s'assurer que les engagements de l'Etat et de Transdev seraient tenus. 

Les bateaux de la SNCM sont bloqués à quai depuis le 20 novembre. Depuis lundi après-midi, deux bateaux de la Méridionale, concurrente de la SNCM, sont également empêchés d'appareiller par les marins de la SNCM.

D'autre part, le ministère des Transports a reçu de la part de la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager une lettre validant le projet de reprise, un courrier transmis aux organisations syndicales. 

En effet, la reprise doit présenter une "discontinuité économique suffisante" pour éviter que la double condamnation de la SNCM à rembourser quelque 400 millions d'aides publiques jugées indues ne soit transmise au repreneur.

Jointe par téléphone, la première adjointe du procureur de Marseille a indiqué que le délais pour faire appel de la décision du tribunal de commerce de Marseille du 20 novembre, concernant l'attribution de la reprise de la SNCM a Patrick Rocca, n'avait pas expiré. 

La CCI réclame l'arrêt de la grève et des blocage

Dans un communiqué, Paul Trojani, le président de la CCi de Bastia et de la de Haute-Corse, indique "observer de manière sidérante une grève et un blocus, à un moment critique pour l’économie de la Corse, alors que tous les accords et même les plus improbables se réalisent et se mettent en place !!!

Alors dans le silence assourdissant devant ce blocus aussi pénalisant que ses motivations sont mystérieuses, nous appelons les partenaires sociaux à une reprise de l’activité la plus rapide possible et à tout le moins au déblocage sans délais des navires de l’autre compagnie non gréviste.

Sinon il est de notre devoir de solliciter instamment l’intervention de l’Etat pour rétablir les libertés fondamentales de circuler, de  commercer et d’ accès aux services publics.

Après la campagne électorale et la mise en place de la nouvelle mandature à la CTC il sera, à l’évidence nécessaire, indispensable, de travailler de nouveau à la mise en place contractuelle ou normative d’un service minimum à l’instar du transport terrestre et aérien".

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