Affaire Maxime Beux : information judiciaire ouverte pour “violences volontaires”

Le Tribunal de grande instance de Reims / © France 3 Régions
Le Tribunal de grande instance de Reims / © France 3 Régions

Le parquet de Reims a ouvert mercredi "une information judiciaire contre X pour violences volontaires" à la suite d'une manifestation au cours de laquelle un supporter corse a été grièvement blessé à l'oeil après le match de L1 Reims-Bastia samedi.

Par Célia Mascré (avec AFP)

L'information a été ouverte précisément pour "violences volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail supérieure à huit jours", a précisé le parquet de Reims. Elle a été confiée au juge Pascal Préaubert, qui "a saisi l'Inspection générale de la Police nationale", selon la même source.


Jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende

Ce délit est puni d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende, en vertu du code pénal.
Maxime Beux, 22 ans, a été atteint à l'oeil en tentant d'échapper à des policiers lancés à sa poursuite dans le centre de Reims alors qu'il venait de se montrer "menaçant" et avait tenté de dégrader un véhicule de police, avait affirmé lundi le procureur Fabrice Belargent.

Le jeune homme a été hospitalisé au CHU de Reims et pourrait perdre l'usage d'un oeil, avait indiqué le parquet tout en ajoutant qu'il fallait "attendre l'expertise médicale". Le président de la collectivité territoriale de Corse, le nationaliste Gilles Simeoni, a mis en doute mardi la "version officielle" de l'affaire et demandé "une enquête impartiale pour savoir comment les choses se sont passées", numérant des éléments qui, selon lui, "tendent à accréditer la thèse d'un tir délibéré" de flash-ball.

Huit personnes en garde à vue

Huit autres personnes se disant "supporters" du Sporting Club de Bastia avaient été placées en garde à vue samedi en même temps que Maxime Beux, une mesure rapidement levée pour ce dernier en raison de son état de santé.

Sept comparaîtront le 22 mars devant le tribunal de grande instance de Reims pour violences à l'encontre des forces de l'ordre. Leurs avocats avaient obtenu un report du procès lors de leur comparution immédiate, lundi. Un huitième prévenu, âgé de 17 ans, doit être convoqué devant le tribunal pour enfants.

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