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Tema Pieve d’Orezza : réinvestir les villages de l’intérieur

© Lionel Luciani/FTVIASTELLA
© Lionel Luciani/FTVIASTELLA

Certaines personnes font le choix du retour pour revitaliser la région de la Castagniccia marquée par l'exode. C’est le cas d’un couple a fait le choix de revenir à Parata d'Orezza, minuscule village de cinq habitants à l'année. Ils ont ouvert une pâtisserie de traditions locales. 

Par France 3 Corse ViaStella

Remonter s'installer au village dans une des régions les plus enclavées de Corse. Ouvrir un commerce à Parata, une commune d'à peine cinq habitants et en changeant complètement d'activité.

C'est le défi titanesque relevé par Aurélie, passée de conseillère juridique à pâtissière. « Je suis en train de faire des canistrelli au vin blanc et à l’huile d’olive. Je travaille avec des produits locaux, avec du vin blanc corse et de l’huile d’olive de Sainte-Lucie de Tallano », indique-t-elle. 

C'est d'ailleurs l'une des priorités de la jeune femme pour ses recettes : des produits locaux et de saison. « Lorsqu’il y aura des châtaignes, on fera de la confiture de châtaignes. Bientôt, ce sont les prunes donc on fera la confiture de prunes. Pour les canistrelli, c’est pareil. On utilise les produits locaux », complète Aurélie. 
 

En hiver, la production ne s’arrête pas


Et pendant qu'Aurélie est aux fourneaux, elle reçoit la visite de quelques curieux. « On a fini la randonnée, on a bu un coup et on a fait le tour du village. On a vu cette biscuiterie et on aime bien les canistrelli. Ca va nous permettre de découvrir d’autres spécialités d’ici », sourit l’une d’entre elles. 

En plus du passage des touristes drainés par les sentiers de randonnée, le village est relativement bien rempli l'été. Mais même l'hiver, la production ne s'arrête pas

 
Tema Pieve d’Orezza : réinvestir les villages de l’intérieur
Intervenants - Aurélie Leoni-Piazza, Pâtissière à Parata ; Aimé Leoni , Père d'Aurélie et habitant de Parata ; Julien Piazza, Mari d'Aurélie. Equipe - Jean-André Marchiani ; Lionel Luciani ; Alexandra Sebahyi.


« C’est une activité qu’on veut à l’année, donc on va proposer des choses qui vont se lisser sur toutes l’année. Pour la toussaint, il y aura les Salviata, pour Noël, il y aura les bûches, après il y aura les galettes des rois. Chaque mois à ses spécialités et ses traditions. Ça ne nous effraie pas d’être dans un village où il n’y a plus grand monde et on espère que d’autres auront la même idée que nous, de recréer une activité économique dans des villages où l’on pensait que rien n’était possible. Finalement, on se rend compte que, oui, c’est possible », raconte Aurélie. 
 

Inespéré 


Le jeune couple n'est finalement pas si isolé que ça. À Verdese, une commune environnante, Alain et Marianne se sont récemment installés comme maraîchers.

Ce jour-là, ils sont à Parata pour rencontrer Aurélie. Un tel regain d'activité économique était inespéré pour les gens de la région

Heureusement, pour l'aider dans son activité, Aurélie peut compter sur l'aide de son mari Julien. Électricien de formation, il a largement participé à la transformation de la cave familiale, ancienne écurie, en une boutique flambante neuve. Il s'est lui aussi installé au village.
 

La piscine de Piedipartino

Avec ses vieilles bâtisses à flanc de montagne, à première vue la commune de Piedipartino n'est pas si différente des treize autres villages d'Orezza.
Mais en contrebas, au milieu des châtaigniers, une piscine municipale change le décor.

Depuis son ouverture en 2003, la piscine l'Onda, ouverte aux mois de juillet et d'août a l'habitude d'accueillir des gens de toute la Castagniccia.
Des locaux et de nombreux touristes y passent chaque année, souvent attirés par les sentiers de randonnée.

Faire de la piscine un véritable atout touristique c'est d'ailleurs l'un des objectifs de la municipalité.
La commune a déjà racheté des terrains autour de la piscine. L'idée est de pouvoir agrandir le complexe pour mettre en place des points d'eau, de restauration et même de couchage.

« Nous avons bon espoir de créer un petit cœur de développement, modeste, qui puisse travailler six mois, huit mois, même dix mois. Le projet est sur les rails et on espère qu’il contribuera à structurer un peu plus l’offre touristique de moyenne montagne en Castagniccia », explique Jean-François Stefani, responsable de la piscine.

Avec une commune d'une douzaine d'habitants l'hiver, et le budget de la piscine qui ne dépasse pas les 10.000€, pas simple de se développer.
Pour l'instant, seule la maître-nageuse est salariée.

Du coup pour les autres postes comme la gestion de la buvette, on a dû faire appel à des jeunes du village qui viennent aider bénévolement.

 « Ca me permet d’être dans mon village toute la saison et après il y a tous les jeunes qui arrivent de la région, on est tous ensemble, on se retrouve là, c’est vraiment agréable. On a grandi tous ensemble ici », explique Bettina Stefani, bénévole.

Depuis 2003 l'accès est gratuit pour les habitants de Castagniccia dont les communes participent au fonctionnement de la piscine.
Nouvelle preuve qu'en 15 ans, la piscine de Piedipartino est devenue le point de rencontre de l'été pour les Pieve d'Orezza et de l'Ampugnani.
 
Tema Pieve d’Orezza : réinvestir les villages de l’intérieur
Suite de la Tema sur la Pieve d'Orezza. Aujourd'hui nous partons sur la commune de Piedipartino, qui compte une dizaine d'habitants l'hiver et où une piscine municipale a ouvert ses portes il y a une quinzaine d'années. Comment une piscine s'est ouverte dans les montagnes d'Orezza et comment fait elle pour survivre ? Intervenants - Rosy Albertini, habitante de Piedipartino // Nadège Dyvarande, touriste // Jean-François Stefani, responsable de la piscine // Claire Nuccini, maître-nageuse / Bettina Stefani, bénévole Equipe - Jean-André Marchiani / Lionel Luciani
 

Piazzole

Poursuite de notre découverte ou redécouverte de la pieve d'Orezza... Jean André Marchiani et Lionel Luciani nous emmènent aujourd'hui à Piazzole, village d'une cinquantaine d'habitants dont de nombreux jeunes. Une exception dans cette région où les communes comptent 10 âmes au cœur de l'hiver. Une famille du village a décidé d'ouvrir une table d'hôte, où le village se réunit très souvent.
Tema Pieve d’Orezza : réinvestir les villages de l’intérieur - volet 2
Poursuite de notre découverte ou redécouverte de la pieve d'Orezza... Jean André Marchiani et Lionel Luciani nous emmènent aujourd'hui à Piazzole, village d'une cinquantaine d'habitants dont de nombreux jeunes. Une exception dans cette région où les communes comptent 10 âmes au cœur de l'hiver. Une famille du village a décidé d'ouvrir une table d'hôte, où le village se réunit très souvent. Intervenants - Cathy Guastalli, "U Catalinu" // François Emmanuelli, paisanu di e Piazzole // Carl'Antò Guastalli, paisanu di e Piazzole // Jean-Thomas Filippini, paisanu di e Piazzole Equipe - Jean-André Marchiani / Lionel Luciani
 


Monacia-d'Orezza

Laurent Grisanti et son père, Georges, sont bergers sur la commune de Monacia-d'Orezza depuis plus de 30 ans. Chaque été ils transhument à la chapelle Saint-Barthélémy où ils proposent un service de restauration pour les randonneurs.
 
Tema Pieve d’Orezza : réinvestir les villages de l’intérieur - volet 4
Intervenants - Laurent Grisanti, pastore // Philippe Dejoux, guidu // Georges Grisanti, pastore // Gabin, girandulonu Equipe - Jean-André Marchiani, Lionel Luciani

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