Territoriales : la division, cause de la défaite de la gauche ?

En tête au premier tour, Paul Giacobbi (Prima a Corsica) n'a pas réussi à remporter le second tour des élections territoriales malgré une union de la gauche. La division des forces de gauche est notamment pointée du doigt.

Par France 3 Corse

Ils ne s'y attendaient pas du tout. Les partenaires de Paul Giacobbi ont eu un moment d'incrédulité, comme un temps suspendu, quand la défaite régionale a été claire et massive. Avec 28,49% des voix, la gauche est arrivée deuxième du second tour, sept points derrière les nationalistes (35,34%, soit 10 000 voix).

"Je pense qu'on a été sanctionné. Je pensais qu'on avait fait une belle mandature. Apparemment les Corses n'ont pas perçu cela comme ça" explique Pierre Giongha, 19e sur la liste Prima a Corsica. 

Cette gauche a subit les conséquences de ses divisions au sein même du conseil exécutif pour certains. 

"Je pense que la gauche a perdu à cause de ses divisions internes et aussi parce qu'elle a favorisé des thèmes sur lesquels les nationalistes se sont faits élire" explique Paul Antoine Luciani, Front de gauche/PCF.

"Depuis cinq ans, Paul Giacobbi et d'autres s'efforcent de casser la gauche en petits morceaux. Il pensait sûrement pouvoir surnager seul en élargissant son électorat auprès de la droite, de tel maire, mais cette méthode n'a pas fonctionné" analyse Jean-Louis Luciani, prsident sortant de l'Office du développement agricole et rural de Corse (ODARC).

Lors de l'entre-deux tours ni Jean-Charles Orsucci (La Corse à Coeur), ni Emmanuelle de Gentili (La Corse qui ose), ni Jean Zuccarelli (La Garantie Républicaine), tous les trois éliminés au premier tour des territoriales, n'avaient appelé les électeurs à voter en faveur de Paul Giacobbi.

Territoriales : la division, cause de la défaite de la gauche ?

 

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