Tourisme de montagne en Corse : quel devenir pour le Paisolu d'Aïtone ?

Ce mercredi 13 octobre, le préfet de Corse était en visite à Evisa pour évoquer le plan "avenir montagne". La réhabilitation du site naturel du Paisolu d'Aïtone pourrait être financée par ce plan si le projet est viable. Cette infrastructure de 60 logements est quasiment abandonnée depuis 2002.

4.500 m2 de forêt et de logements en pleine montagne, laissés à l'abandon. Le Paisolu d'Aïtone attend depuis bientôt 20 ans de retrouver une seconde vie.

Le maire d'Evisa, commune dont dépend le site, se bat pour qu'un projet de réhabilitation voie enfin le jour. "Tous les atouts et les ingrédients sont réunis pour que l'État ou la collectivité qui en est le propriétaire, puissent s'unir afin de mettre en place les moyens pour réhabiliter le Paisolu. C'est un besoin que nous avons pour réhabiliter l'intérieur. C'est la sauvegarde de l'intérieur qui est en jeu et notamment celle de nos zones de montagne. Elles sont dépeuplées et dévalorisées et nous avons un outil ici que nous n'arrivons pas à mettre en valeur", estime Jean-Jacques Gianni.

"On accompagnera sur un concept fort"

Avec ses 60 bungalows, le potentiel de cet ancien complexe touristique est énorme, mais les travaux à réaliser le sont tout autant. La communauté de communes Spelunca-Liamone souhaite justement bénéficier du "plan avenir montagne".

16 millions d'euros prévus pour l'ensemble de la Corse, avec un financement à parts égales, assuré par la région et par l'État. "Le problème ce n'est pas de trouver de l'argent public pour accompagner. Le problème, c'est de trouver un concept, un opérateur, un investisseur. Il ne faut pas reconstruire ce site, il faut le faire vivre. Il faut le positionner sur un marcher et sur des attentes. C'est là où se trouve la difficulté. L'argent public est disponible et on accompagnera sur un concept fort", estime Pascal Lelarge, préfet de Corse.

Construit aux débuts des années 1970, le Paisolu d'Aïtone fut le théâtre de moments de vie intenses et joyeux. Depuis la nature y reprend peu à peu ses droits, reste à savoir si cela est définitif ou simplement temporaire.

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