La Commission européenne a décidé le 6 février de supprimer la reconnaissance de la chrysomèle Diabrotica en tant qu’organisme nuisible réglementé entraînant une mise en quarantaine. En Lorraine la vigilance est levée, aucune larve n'ayant été repérée depuis plus de deux ans.
Le dernier foyer de chrysomèle du maïs en Lorraine a été repéré en août 2010 dans une parcelle située à proximité de l’aire de repos de Sandaucourt (Vosges) sur l’autoroute A31, soit depuis plus de deux ans.
Et le 6 février dernier, la Commission européenne a décidé de retirer cet insecte de la liste des organismes nuisibles. En conséquence, la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt (DRAAF) dépendant de la Préfecture de région Lorraine annonce que l'organisme n'est plus considéré comme nuisible dans nos quatre départements.
Quel impact pour la FREDON ?
En Lorraine, c'est la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles (FREDON) qui était chargée par la DRAAF de la mise en place et de la surveillance du réseau régional de piégeage de la chrysomèle, visant à détecter sa présence et à suivre son éventuelle propagation.Mais si la chrysomèle du maïs n'est plus sous surveillance désormais, le travail ne manquera pas pour autant pour l'équipe de la FREDON Lorraine, implantée à Pixérécourt : elle assure des missions de surveillance biologique du territoire, d’expérimentation, de sensibilisation, de formation et de conseil avec pour objectif la réduction par les agriculteurs de l’utilisation des produits phytosanitaires (ou pesticides) et de préservation de l'environnement.